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Des oeuvres de Fabienne Nozerand et… des lunettes!

Culture
Les toiles de Fabienne Nozerand exposées chez Georges Laoun Opticien
Les toiles de Fabienne Nozerand exposées chez Georges Laoun Opticien (photo : Claudia Vachon)

Jusqu’au 29 mai, l’artiste-peintre Fabienne Nozerand expose ses toiles surréalistes chez Georges Laoun Opticien.

Vue de l’extérieur, la boutique, située rue Saint-Denis à l’angle de l’avenue Duluth, s’apparente à n’importe quelle lunetterie, à l’exception de quelques œuvres exposées dans la vitrine. En franchissant la porte d’entrée, pourtant, l’univers de l’artiste se dévoile sous nos yeux.

Trônant au-dessus des présentoirs, les oeuvres de Fabienne Nozerand mettent en scène des personnages, surtout des femmes, dans des décors abstraits. Peu à peu, un récit émerge. « J’aime raconter des histoires avec plusieurs degrés d’interprétation. Sur l’une de mes toiles, par exemple, ce qui apparaît d’abord comme une jeune femme qui défait un nœud s’avère être une prostituée qui se déshabille », explique-t-elle.

Rencontre inspirante

Depuis plus de 20 ans, l’appui aux artistes fait partie intégrante du plan d’affaires de Georges Laoun Opticien. « En 2011, en passant devant leur boutique, j’ai vu des toiles magnifiques, se remémore Fabienne. J’ai ensuite appris que les propriétaires, passionnés d’art, s’impliquaient activement dans le milieu culturel ».

Ne faisant ni une ni deux, l’artiste-peintre, qui est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, est entrée en contact avec eux. « Une relation s’est rapidement développée, ils ont cru en moi et à la différence de plusieurs mécènes, ils m’ont aussi accompagnée dans le processus créatif », dit-elle.

À lire également: « Les fables de Fabienne» qui retrace ses sources inspirations. 

Jointe par téléphone dans sa résidence des Laurentides, Fabienne Nozerand a un accent qui trahit ses origines françaises. Depuis une quinzaine d’années, elle partage d’ailleurs son temps entre le Québec et le sud de la France, où elle est née.

« Comme mon père était militaire, on a habité aux quatre coins de la France et à l’âge de neuf ans, toute la famille a déménagé en Allemagne de l’Ouest », raconte-t-elle. Jusqu’à sa majorité, Fabienne a donc grandi dans une société qui, dès le milieu des années 1960, a vu apparaître plusieurs mouvements de révolte politique. C’est d’ailleurs à cette époque que l’artiste-peintre a été témoin des attentats de la Bande à Baader, une organisation d’extrême gauche, dont elle garde des souvenirs intacts.

« Malgré tout, le goût du voyage ne m’a jamais quittée, avoue-t-elle. Dans les dernières années, j’ai visité le Pérou et l’Île de Pâques, mais je dois admettre que c’est surtout le Québec et sa culture qui m’inspirent ».

Pour preuve, Fabienne a été complètement bouleversée par le film Mommy, de Xavier Dolan, à un point tel qu’elle s’est inspirée des traits du visage de l’actrice Anne Dorval pour le personnage de l’une de ses toiles.

Expositions

En plus de l’exposition chez Georges Laoun Opticien jusqu’au 29 mai, il est possible de voir les tableaux de Fabienne Nozerand au Café Graffiti (Montréal) et à la galerie Apollon et Apollinaire (Saint-Adolphe-d’Howard). Jusqu’au 26 juillet, ses oeuvres sont aussi exposées à l’Église de Val-David.

 

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