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Des hippopotames virtuels débarquent sur le Plateau

Culture
Éléphants à Montréal
Éléphants tirant un char de cirque sur l’avenue Saint-Laurent, vers 1910 (photo : Musée McCord)

« La rue ne devrait jamais être qu’un lieu de passage. Il faut imaginer des espaces pour provoquer la rencontre entre les citoyens ».

C’est la réflexion lancée, vendredi dernier, par Anne-Marie Collins, chef de division pour les événements spéciaux du Plateau-Mont-Royal, lors du dévoilement de la programmation estivale de l’arrondissement.

Pour l’occasion, la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL) avait convié le public pour l’inauguration d’une nouvelle installation au nom invraisemblable : l’Hippozoonomadon. Situé rue Guilbault à l’angle du boulevard Saint-Laurent, le nouvel espace public rend hommage à Joseph-Édouard Guilbault, un homme qui a dédié sa vie à divertir les Montréalais au 19e siècle.

Petite histoire des jardins Guilbault

 « Ça fait quelques années que nous cherchons à donner vie à ce petit espace mal-aimé qu’est la rue Guilbault Est, explique Christine Gosselin, mairesse suppléante de l’arrondissement. Avec le projet Hippozoonomadon, le Plateau poursuit la tradition d’animation de l’espace public introduite par Joseph-Édouard Guilbault ».

Ce n’est pas d’hier que les Montréalais cherchent à se divertir. Dès 1831, l’entrepreneur Joseph-Édouard Guilbault faisait courir les foules avec le premier jardin botanique du Québec, situé près de la rue Guilbault. Avec les années, l’endroit s’est transformé en un véritable parc d’attractions offrant des feux d’artifice, des ascensions en montgolfière et des spectacles de cirque avec des animaux sauvages.

Difficile d’imaginer qu’il y a près de deux siècles, des hippopotames et des pachydermes défilaient sur le boulevard Saint-Laurent. « Ces lieux portent le passage de grands animaux de la savane africaine, évoque la mairesse. Aujourd’hui, on peut venir s’y prélasser pour observer le défilé de la faune urbaine ».

Au-delà d’un espace de détente, la nouvelle installation propose aussi aux passants une expérience de « réalité augmentée » : avec un téléphone intelligent et l’application zoocam, les visiteurs peuvent capturer des hippopotames virtuels (à défaut d’en voir des vrais se promener dans la rue) et indirectement, en apprendre sur le caractère historique des lieux.

« L’héritage de Guilbault, un pionnier du divertissement de notre quartier, mérite d’être reconnu et applaudi », souligne Tasha Morizio, directrice générale de la SDBSL. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on apprend que l’entrepreneur aux projets audacieux est décédé quasiment dans l’anonymat, criblé de dettes.

Programmation estivale

Pour inciter les passants à s’arrêter et découvrir l’installation de l’Hippozoonomadon, qui sera retiré le 15 octobre, l’arrondissement promet plusieurs activités qui seront dévoilées progressivement au cours de l’été.

Notons déjà l’installation d’un piano mécanique qui, grâce à des rouleaux qui jouent automatiquement de la musique, permet à n’importe qui de s’improviser grand virtuose. Au fil de l’été, le piano mécanique se promènera dans l’arrondissement.

Du 4 au 14 juin, les résidents pourront aussi déambuler sur l’avenue Saint-Laurent, qui sera fermée à la circulation automobile, pour observer les artistes à l’œuvre lors de la 3e édition du festival Mural.

Pour consulter la programmation complète de l’été, c’est ici!

Et pour en savoir plus sur l’aménagement de l’Hippozoonomadon, réalisé par l’équipe Design Par Judith Portier, tous les détails sont ici!

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