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Quand employabilité rime avec propreté

Économie, Environnement
Les membres de la Brigade Plateau-Net participent à des projets d'entretien et d'embellissement des rues et ruelles résidentielles de l'arrondissement et ramassent les déchets qui traînent sur le domaine public et privé.
Les membres de la Brigade Plateau-Net participent à des projets d’entretien et d’embellissement des rues et ruelles résidentielles de l’arrondissement et ramassent les déchets qui traînent sur le domaine public et privé. (photo : courtoisie GIT)

Depuis quatre ans, la brigade Plateau Net sillonne le Plateau pour ramasser les détritus qui traînent sur le domaine privé ou sur le domaine public.

Ce programme d’insertion permet ainsi de répondre aux besoins de résidents aux prises avec des problèmes d’insalubrité urbaine tout en favorisant le retour à l’emploi de personnes éloignées du marché du travail.

Le programme du Groupe Information Travail (GIT) s’adresse aux personnes sans emploi de 30 ans et plus et vise à leur offrir une expérience de travail favorisant leur employabilité à long terme.

« De manière générale, ils n’ont pas travaillé depuis au moins deux ans », explique le directeur général du GIT, Daniel Léonard, qui précise que beaucoup des membres de la brigade ont été aux prises avec des problèmes de toxicomanie ou d’itinérance.

Il ajoute que les participants au programme sont référés par des partenaires du milieu de l’employabilité ou par des services d’Emploi Québec, mais aussi par des partenaires du milieu de l’itinérance. Le GIT est d’ailleurs membre du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

Financé à hauteur de 150 000 $ par l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, le programme permet à une douzaine de brigadiers de travailler d’avril à octobre et de toucher un salaire horaire de 13,25 $ l’heure.

« Ça remet les gens sur les rails », note Daniel Léonard qui précise que le taux de rétention du programme, c’est-à-dire le pourcentage de participants qui restent dans la brigade durant toute la durée du projet, est de 94 %. « C’est très, très significatif », insiste le directeur du GIT en expliquant que cela signifie que la formule répond aux besoins des participants.

Quant aux résultats, ils parlent d’eux-mêmes : 43 % des participants des années passées sont retournés à l’emploi et 15 % vers une formation, alors que 25 % poursuivent activement leurs démarches de recherche d’emploi, selon les données colligées par le GIT.

 

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