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« Rêver Prince Arthur » : un legs à inventer

Économie, Vie de quartier
« Ce soir, c’est vraiment pour donner la parole aux résidents-riverains », explique la conseillère d’arrondissement du district Jeanne-Mance Christine Gosselin sur la scène du Café Campus.
« Ce soir, c’est vraiment pour donner la parole aux résidents-riverains », explique la conseillère d’arrondissement du district Jeanne-Mance Christine Gosselin. (photo : Simon Van Vliet)

Une cinquantaine de personnes étaient présentes mercredi (11 août) à la rencontre d’information et de consultation sur le projet de réaménagement de la rue Prince-Arthur.

« Ce soir, c’est vraiment pour donner la parole aux résidents-riverains », explique la conseillère d’arrondissement du district Jeanne-Mance Christine Gosselin sur la scène du Café Campus, mis à disposition gratuitement pour l’événement. Après avoir consulté les gens d’affaires et commerçants de la rue Prince-Arthur, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal cherche à obtenir l’avis de la population locale sur l’orientation à donner à ce projet qui représente le legs du Plateau dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal.

La conception de ce grand chantier, évalué à 2 millions de dollars, a été confiée par appel d’offres à la firme AECOM.

Rêver mieux

« Rêvons et pensons à transformer », lance Christine Gosselin avant d’inviter les citoyens présents à se pencher sur les quatre axes de développement proposés pour orienter la consultation publique, soit la connectivité et le positionnement, l’animation, la saisonnalité et l’environnement urbain.

« On devrait se servir de Prince-Arthur » pour expérimenter avec la signalisation et explorer des modes de cohabitation entre les piétons et les cyclistes, propose par exemple la conseillère.

Dans une discussion informelle au bar, le coordonnateur du Café Campus, François Saint-Jean, y va de quelques suggestions. Il invite notamment l’arrondissement à faire de la place pour la culture afin de favoriser l’émergence d’un espace culturel ouvert aux artistes de rue et aux arts déambulatoires. « C’est souvent dans les festivals que tu vas voir ça », explique-t-il en assurant que ce genre d’animation contribuerait à rendre la rue plus intéressante de jour.

Chose certaine, la rue doit se réinventer de fond en comble. « Ce que Prince-Arthur avait dans les années 70 et 80, s’est étendu à Montréal », explique Christine Gosselin en parlant de la multiplication des restaurants apportez votre vin et des terrasses qui étaient autrefois une signature de la rue Prince-Arthur.

L’accès à des commerces d’alimentation est l’un des principaux besoins qui ont été identifiés dans le cadre d’une enquête menée par la firme Potloc. Le lancement du marché Prince-Arthur vise d’ores et déjà à répondre à ce besoin.

D’autres enjeux devront également être abordés dans la démarche, comme le fait que la rue Prince-Arthur Est soit très inhospitalière en hiver en raison du vent froid qui s’engouffre dans l’étroit passage qui mène au carré Saint-Louis. Plus terre à terre, un employé du Café Campus se dit pour sa part préoccupé par le développement de condos dans ce secteur, ce qui pourrait entraîner des plaintes contre les tenanciers de bar et nuire à la vitalité de la vie nocturne sur Prince-Arthur.

« Ça va être un défi de tout intégrer », convient Christine Gosselin qui souligne l’importance de trouver un équilibre entre les besoins des résidents et ceux des commerçants.

En attendant les conclusions de séance de mercredi qui doivent être acheminées prochainement au groupe AECOM pour nourrir l’élaboration d’un concept architectural et urbanistique, la consultation se poursuit sur Facebook.

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