Publicité

Quartiers réseautés, villes intelligentes

Économie, Vie de quartier
Une plate-forme en ligne permet de répertorier les terrains vacants en vue de les transformer.
Une plate-forme en ligne permet de répertorier les terrains vacants en vue de les transformer. (photo : Simon Van Vliet)

Les nouvelles technologies ouvrent la porte à des approches innovantes de développement réseauté à l’échelle hyperlocale.

Après Potloc, une jeune entreprise basée sur le Plateau qui propose une approche de développement commercial participatif, l’organisme à but non lucratif Lande a mis sur pied une plateforme en ligne visant à favoriser la réappropriation permanente ou temporaire des terrains vacants.

Sur le Plateau, une dizaine de sites sont déjà répertoriés sur la carte interactive. L’équipe de Lande, qui est composée de professionnels en droit, en urbanisme, en gestion de projets communautaires, en communication, en design et en agriculture urbaine, propose de former et d’accompagner des groupes de résidents en vue de favoriser la transformation de terrains vacants.

Sur son site Internet, la philosophie de l’organisme se résume comme suit : « Lande croit que tous les citoyens peuvent et doivent contribuer à la transformation de leur ville. Nous aidons les citoyens à se réapproprier leur ville afin de créer des communautés plus vivantes et inclusives. »

Ce type de démarche qui exploite les possibilités des réseaux sociaux virtuels pour faire naître et avancer des projets dans l’environnement urbain n’est pas sans faire penser à l’approche du « réseau social d’hyperproximité » Ici Nos Quartiers. Lancée dans la région de Hull/Gatineau, cette initiative visait à inciter les gens d’un quartier donné à « utiliser cet outil virtuel comme brise-glace pour activer des relations bien réelles entre voisins qui partagent proximité géographique et affinités sociales/environnementales ».

Sur le Plateau, quelques dizaines de résidents sont inscrits à ICI Nos Quartiers. Les membres du réseau offrent gratuitement à leurs voisins divers services allant du partage d’outils, à l’échange de plantes ou le partage de récoltes, en passant par la surveillance pendant une absence, le gardiennage et les activités pour enfants, la promenade d’animaux de compagnie, le covoiturage, etc.

Contrairement aux entreprises qui se revendiquent de « l’économie du partage » comme Uber ou AirBnb, ces initiatives participent à l’émergence d’une nouvelle économie de proximité qui repose sur la mise en commun des ressources et de l’intelligence collective.

L’AgoraLab, qui est l’un des partenaires derrière la plate-forme ICI Nos Quartiers, définit ces nouvelles approches comme des écosystèmes de collaboration qui favorisent l’émergence de réseaux « d’échanges entre voisins, comité de rue, événements, communautés de pratique, l’instauration et le renforcement de dynamiques de collaboration entre des gens et des organisations qui partagent des valeurs et des intérêts peut accélérer la revitalisation d’un secteur, stimuler la vie de quartier ou renouveler la vocation de bâtiments ou de terrains désaffectée. »

Vos commentaires
loading...