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Boswell : une microbrasserie pour mousser la popularité du Plateau-Est

Économie, Vie de quartier
Boswell Brasserie Artisanale
L’équipe de Boswell espère participer à la revitalisation du secteur et redonner à la bière ses lettres de noblesse. De gauche à droite : Nicolas Paquet, Alexandre Fréchette et Philippe St-Cyr (photo : Claudia Vachon)

C’est au milieu des îlots déstructurés du Plateau-Est que les entrepreneurs Nicolas Paquet et Philippe St-Cyr ont choisi de se lancer en affaires. Ce samedi soir, ils invitent les amateurs de bière à venir célébrer l’ouverture de leur microbrasserie Boswell, située au 2407 avenue du Mont-Royal Est.

L’arrondissement fait de gros efforts pour revitaliser le secteur, croit le duo d’entrepreneurs qui se réjouit d’être l’un des premiers joueurs à donner un nouveau souffle au Plateau-Est.

« Le reste du Plateau et de l’avenue du Mont-Royal est déjà saturé de bars et d’établissements possédant un débit de boissons, donc ça fait du bien de s’éloigner un peu, avoue Philippe St-Cyr. C’est aussi l’emplacement parfait parce que l’on cherchait un grand espace pour nous permettre de brasser notre propre bière sur place ».

Les deux propriétaires – qui cumulent ensemble près de 20 ans d’expérience dans la gestion de bar et le milieu brassicole – s’affairent aux derniers préparatifs dans leur local qui pourra bientôt accueillir une centaine de personnes assises.

« C’est évident que l’on va mettre en valeur nos propres bières, mais on va toujours offrir un espace pour les produits des autres microbrasseries de la région, indique Philippe St-Cyr. On croit à une fraternité avec les autres brasseurs ».

Les microbrasseries ont la cote

Depuis plusieurs années, l’intérêt des Québécois pour les bières produites par les microbrasseries ne se dément pas.

« Le milieu brassicole a beaucoup évolué dans la dernière décennie et c’est loin d’être un phénomène que l’on observe seulement au Québec, souligne Nicolas Paquet. Partout à travers le monde, les consommateurs ont envie de s’éloigner des produits industriels et de revenir vers l’artisanat ».

Selon lui, la popularité des microbrasseries serait aussi attribuable à la volonté des Québécois de se tourner de plus en plus vers l’achat local. « La mondialisation a apporté son lot de déception, autant au niveau de l’éthique que de la qualité des produits », ajoute-t-il.

Pour l’intérieur de leur établissement, les deux propriétaires ont donc confié les travaux à un ébéniste de Sherbrooke qui utilise exclusivement du bois réutilisé. Aussi, dans une volonté d’encourager le marché local, ils ont choisi de proposer les murs de leur microbrasserie à des artistes locaux qui pourront y exposer leurs œuvres.

De son côté, le chef Alexandre Fréchette, qui s’active déjà dans la cuisine, promet de mettre en valeur les aliments du Québec et d’éviter autant que possible les produits importés.

Maudit Boswell !

Interrogés sur l’origine du nom, Nicolas Paquet et Philippe St-Cyr racontent qu’ils ont voulu rendre hommage à la Brasserie Boswell qui a ouvert ses portes dans la basse ville de Québec vers le milieu du 19e siècle.

Rapidement, l’entreprise, qui est devenue la Brasserie Dow en 1925, s’est développée et s’est imposée sur le marché pendant plus d’un siècle.

« Le clin d’œil historique nous intéressait parce que c’est l’une des microbrasseries pionnières au Québec, mais ça s’arrête là, insiste Philippe St-Cyr. On ne se réclame pas de l’héritage du fondateur et on n’essaiera pas de recréer leurs produits ».

Ce n’est pas de la petite bière

En plus de faire connaître leurs produits au grand public, le duo d’entrepreneurs compte bien redonner à la bière ses lettres de noblesse.

« Le goût d’une bière varie selon tellement de facteurs que ses possibilités et ses déclinaisons sont infinies, estime Nicolas Paquet. Et en prime, une bonne bière coûte rarement plus cher qu’une bouteille de vin bas de gamme ».


Boswell Brasserie Artisanale ouvre ses portes le samedi 24 octobre, dès 20h. Premiers arrivés, premiers servis!

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