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Développement local, inspiration internationale

Économie
Le projet de réaménagement de Prince-Arthur s'inspire d'autres rues piétonnes dans le monde.
Le projet de réaménagement de Prince-Arthur s’inspire d’autres rues piétonnes dans le monde. (photo : Simon Van Vliet)

Alors qu’il a souvent mauvaise presse à l’échelle métropolitaine, le Plateau jouit d’une certaine reconnaissance internationale.

Qu’il s’agisse des aménagements cyclables du Plateau, cités en exemple dans le palmarès Copenhagenize, ou du projet Eau de source urbaine du collectif Bornéo, primé en 2014 d’un Prix Shenzhen de la relève en design, plusieurs initiatives urbaines nées sur le Plateau se démarquent à l’international.

À l’inverse, le Plateau s’inspire d’aménagements réalisés ailleurs dans le monde pour élaborer certains projets, comme celui de réaménagement de Prince-Arthur.

« Le monde entier influence le monde entier », résume le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, qui a été invité à titre de conférencier à la Urban Future Global Conference qui se tiendra en mars à Graz, en Autriche.

Il compte profiter de cette tribune pour faire valoir une approche d’urbanisme tactique qui consiste à « saisir chaque petite occasion pour modifier l’espace » en vue de « redonner plus de place à l’humain ».

Agir localement, penser globalement

« Il faut se poser des questions micro », explique le maire d’arrondissement pour décrire la stratégie déployée par son équipe sur le Plateau qui procède constamment à des interventions ciblées comme le développement de saillies vertes ou l’aménagement de bandes cyclables.

Les élus locaux doivent par ailleurs se pencher sur des modèles d’aménagement ou des politiques développées ailleurs dans le monde.

« L’enjeu en urbanisme, c’est souvent de proposer des améliorations que les gens ne saisissent pas avant qu’elles soient faites », soutient le maire Ferrandez qui reconnait que son défi est « de faire évoluer l’opinion publique » sur les enjeux d’aménagement urbain.

S’inspirer des meilleures pratiques

De nouvelles plates-formes comme Urb-i ou des réseaux établis comme celui du Project for Public Spaces permettent de recenser les initiatives locales partout dans le monde et de les faire connaître au niveau international afin qu’elles servent d’exemples ailleurs.

Pour innover sur le plan des politiques publiques, il faut également se pencher sur ce qui se fait ailleurs.

C’est ce qu’a fait le conseiller de ville pour le district du Mile-End, Richard Ryan, lors d’un voyage en Europe cet été où il s’est notamment penché sur les stratégies de mobilité durable ou sur la transformation des quartiers centraux.

Le mois dernier, Luc Ferrandez a mandaté l’ancien directeur de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent, Glen Castanheira, pour faire une tournée d’études sur les meilleures pratiques économiques.

Cette mission internationale permettra de prendre connaissance de différentes stratégies mises en place pour soutenir l’économie locale face aux mutations du commerce à l’échelle globale et de « voir comment Montréal peut s’en inspirer », explique Glen Castanheira.

« On est tellement en retard », ajoute le conseiller en matière de commerce pour l’opposition officielle qui note que la taxe d’affaires est beaucoup trop élevée à Montréal et qu’elle repose à 100 % sur la valeur foncière.

« C’est rare qu’une ville ait autant de commerce à l’extérieur du centre », note pour sa part Luc Ferrandez qui voit là une richesse particulière à conserver. « On se rend compte qu’elle est menacée », note le maire d’arrondissement qui espère tirer de la tournée de son conseiller « des idées concrètes et pragmatiques » qu’il pourra mettre en œuvre sur le Plateau et proposer à l’administration Coderre afin de répondre aux problèmes criants des artères commerciales dans la métropole.

 

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