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Mobilisation contre les politiques de stationnement

Économie, Transport
Les commerces de la rue Rachel en ont assez de Luc Ferrandez. Plus de 50 commerçants ont décidés de vendre leurs commerces.
Les commerces de la rue Rachel en ont assez de Luc Ferrandez. Plus de 50 commerçants ont décidés de vendre leurs commerces. (Groupe CNW/Comité de résidents et gens d’affaires du Petit Laurier)

La lutte du Comité de résidents et gens d’affaires du Petit Laurier contre les politiques de stationnement de l’administration Ferrandez reprend de plus belle.

Un cinquantaine de commerçants de la rue Rachel ont emboité le pas aux commerçants de l’avenue Laurier-Est en mettant symboliquement leurs commerces à vendre.

« Luc Ferrandez est en train de plonger le plateau Mont-Royal vers la catastrophe, a déclaré le comité par voie de communiqué vendredi. Le stationnement est un droit et non un privilège. »

Selon le regroupement, le retrait de places de stationnement a causé une baisse d’achalandage ainsi qu’une perte de revenus de l’ordre de 20 à 50 % chez les commerçants de la rue Rachel depuis 2012 et entraîné la fermeture, le déménagement ou la vente de 18 commerces sur 63.

Réaction des élus

« Nous sommes au fait des difficultés que connaissent les commerçants de la rue Rachel puisque nous sommes régulièrement sur le terrain », a réagi la conseillère d’arrondissement dans le district Jeanne-Mance, Christine Gosselin, par voie de communiqué vendredi après-midi.

Relançant la guerre de chiffres avec les commerçants, l’arrondissement précise que le dynamisme commercial de la rue Rachel est pourtant bon. Selon les données de l’arrondissement, le taux d’inoccupation des locaux commerciaux est passé de 9,3 % en 2014 à 5,3 % en 2015.

Un dialogue de sourds?

Le débat sur les vignettes dans le Petit Laurier ne cesse de rebondir depuis leur introduction au printemps dernier et a fait l’objet de vives discussions au conseil d’arrondissement.

Dans leur dernière sortie, les commerçants déplorent à nouveau le « manque d’ouverture au dialogue du maire Ferrandez en matière d’équilibre urbain » et demandent « une ouverture au dialogue pour mettre en place une compensation financière ou un plan économique qui assure la pérennité de commerces ».

Pour Christine Gosselin, « la solution réside dans une réduction significative de la taxe foncière calculée selon la nature et la durée des travaux. En arrondissement, notre pouvoir de taxation ne représente que 5 % de la facture, mais nous sommes prêts à le concéder pour parer aux conséquences négatives des chantiers de construction, même ceux qui sont planifiés et gérés par la Ville centre. »

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