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Les petites souris de Casse-Noisette

Culture
À l’instar du personnage de Clara, l’enfant est lui aussi appelé à vivre une aventure inoubliable que la compagnie nomme « l’expérience Casse-Noisette». (Photo: John Hall)

Être la souris du jour dans Casse-Noisette, une expérience inoubliable et féérique pour les enfants. Discussion autour d’une récente tradition des Grands Ballets Canadiens de Montréal, une compagnie établie au coeur du Plateau.

Ils sont maintenant plus de 200 enfants à avoir été choisis au hasard ces dernières années. La tradition est instaurée depuis peu, mais elle est bien loin de vouloir disparaitre. Avant chaque représentation du ballet Casse-Noisette présentée par les Grands Ballets Canadiens de Montréal, le comédien Jacques Piperni offre une lecture du conte d’Hoffmann aux enfants. À la fin du conte, alors qu’ils sont tous rassemblés, le conteur procède alors à un tirage au sort pour savoir qui aura la chance incroyable de monter sur scène  pour incarner « la souris du jour».

Pour être la souris du jour, il faut être âgé entre 5 et 12 ans. L’idée de cette aventure surprenante est bien sûr d’initier l’enfant aux arts et à la danse par une expérience hors de l’ordinaire qu’ils n’oublieront pas de si tôt. À l’instar du personnage de Clara qui se fait entrainer dans différents mondes merveilleux et enchanteurs par son Prince Casse-Noisette, l’enfant est lui aussi appelé à vivre une aventure inoubliable que la compagnie nomme « l’expérience Casse-Noisette».

La magie de la scène

Pendant la durée de la représentation, la souris du jour, suivi par deux accompagnatrices, a un accès privilégié à l’arrière-scène du spectacle, un monde fascinant de costumes et de couleurs, magnifié par la scène, les danseurs, la musique de Tchaïkovski et la chorégraphie de Fernand Nault.

Les souris de Casse-Noisette (Photo: John Hall)

Pendant la première partie, l’enfant regarde le ballet depuis les coulisses puis il enfile un costume de souris pour participer lui aussi à la très célèbre scène de la bataille entre les souris et les rats, explique Sheila Skaiem responsable des relations publiques au Grands Ballets Canadiens de Montréal.  « Il s’agit de la scène préférée des enfants parce que c’est drôle et spectaculaire, souligne-t-elle. Par exemple, le roi méchant est tué de manière théâtrale et comique, des ballons colorés sortent de la bouche des canons. C’est le moment qui les fait le plus réagir. »

Identifiée par un foulard rouge, pour que sa famille, ses amis et la galerie de spectateurs puissent le reconnaitre, la souris du jour traverse la scène pendant la bataille. Sheila Skaiem indique que c’est un moment très magique pour l’enfant choisi, mais aussi pour les spectateurs qui attendent ce moment-là avec impatience. La tradition est bel et bien établie.

Le ballet des enfants 

« C’est véritablement un ballet dansé par des enfants pour des enfants», indique Sheila Skaiem. La magie Casse-Noisette devrait donc avoir le pouvoir d’agir sur tous les enfants.

Et c’est pourquoi le Fonds Casse-Noisette existe maintenant depuis 1997. Cette fois, il s’agit d’une initiative pour démocratiser l’expérience des arts et de permettre à des enfants défavorisées d’assister gratuitement à une représentation du ballet.

Le Ministère de l’Éducation aide la compagnie à cibler des écoles et assume les frais de transport et d’autres fondations qui donnent à l’enfance font le compte. Majoritairement grâce à des activités de financement, le Fonds amène environ 2700 enfants chaque année à la Salle Wilfred-Pelletier de la Place-des-Arts, très souvent pour la toute première fois.

Jusqu’au 30 décembre2015
Salle Wilfrid-Pelletier
14H et 19H30
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