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Macbeth, un couple maudit

Culture
Michael Fassbender et Marion Cotillard
Un drame shakespearien sanguinolent

Transposer la célèbre tragédie shakespearienne Macbeth, de William Shakespeare, sur la toile du grand écran est un défi colossal. Le cinéaste Justin Kurzel l’a relevé avec une certaine contemporanéité.

Appréciée par les uns, décriée par les autres, cette adaptation très attendue sort des sentiers battus. Présentée au Festival de Cannes, en mai dernier, la transposition de ce récit raconté à maintes reprises — Orson Welles et Roman Polanski l’avaient déjà revisité — ne plaira pas à tous les cinéphiles.

L’Australien nous livre ici une réalisation ambitieuse.

Un curieux destin

Au XIe siècle, en Écosse, Macbeth (Michael Fassbender) et Banquo (Paddy Considine), braves et fidèles serviteurs, viennent au secours du roi Duncan (David Thewlis). À la suite d’une bataille épique, ils remportent la victoire contre les troupes norvégiennes. Quelque temps après, les deux hommes rencontrent un trio de femmes bizarrement vêtues. Celles-ci prédisent à Macbeth un curieux destin. Séduit par cette prophétie, il en fait part à son épouse Lady Macbeth (Marion Cotillard) qui, dévorée par l’ambition, va l’inciter à commettre un acte irréparable. Enhardi par les prédictions, le couple assoiffé de pouvoir se trouve pris dans un engrenage fatal.

Macbeth, guidé par la peur, la culpabilité et la hantise, se montre cruel. Forcé dans ses derniers retranchements, il s’apprête à faire face à ses ennemis. Dans un sursaut d’orgueil, Macbeth accepte un duel avec Macduff (Sean Harris).

Jeu maîtrisé et impressionnant de Michael Fassbender

L’acteur allemand d’origine irlandaise, Michael Fassbender, est époustouflant. Il campe avec brio cet homme jaloux, torturé et halluciné. Sa rage, son intensité et son charisme demeurent inoubliables. La comédienne Marion Cotillard offre une brillante prestation. David Thewlis, Paddy Considine et Sean Harris sont très justes dans leurs rôles respectifs.

Malgré les multiples plans d’images au ralenti, la surexploitation des filtres rouges, les incontestables lenteurs, le prologue est très cinématographique, le texte d’origine respecté, la photographie soignée et les décors grandioses.

Macbeth est un drame shakespearien sanguinolent sur la soif du pouvoir!

Dès vendredi, Macbeth sera à l’affiche au Cinéma du Parc.

Le site Web du film

La bande-annonce

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