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Laboratoire numérique, prise 9

Culture
Pour le directeur des résidences de la SAT qui est là depuis les débuts, le succès des Labsessions vient du fait qu’il s’agit d’un des rares évènements qui réunit la communauté des arts technologiques. Image du Labsessions #8, qui a eu lieu le 24 mars 2015 à l’Agence TOPO (photo : Vivianne Saint-Denis)

C’est le centre d’artistes féministe Studio XX, situé sur le Plateau, qui sera l’hôte de Labsessions #9 ce jeudi. Surfant entre l’exposition de prototypes et la conférence, les soirées offrent une vitrine pour les artistes émergents en arts numériques, et sont devenues au fils des années un lieu fédérateur pour dix centres de création technologique montréalais.

Tester ses idées avant de se lancer pour de vrai? Une chose possible désormais pour les artistes émergeant en arts numériques à Montréal.

Initiés par La Société des arts technologiques (SAT) en 2011, les Labsessions sont présentées en collaboration le Conseil québécois des arts médiatiques (CQAM), l’Agence TOPO, Eastern Bloc, ELEKTRA-BIAN, le Labo NT2, OBORO, PRIM, Vidéographe et Studio XX, le centre d’artistes féministe bilingue en art technologique qui accueillera l’évènement du 21 janvier.

Pour chacune des deux ou trois éditions annuelles des Labsessions, trois artistes de la relève sont sélectionnés à la suite d’un appel de dossier. «L’idée, c’est de proposer à des artistes de la relève de présenter un projet pour lequel ils ont besoin de «feedbacks», de mentorat ou de conseils avant de faire une demande de bourse ou encore d’aller plus loin dans leur processus. En fait, c’est l’occasion de venir devant un conseil de pairs pour confronter leurs idées », explique Joseph Lefèvre, le directeur des résidences et la création à la Société des arts technologiques (SAT).

Pas d’oeuvres finies ici

Le projet de Maxime Boisvert intitulé Regards et jeux dans les îles de la nuit, lors du Labsessions #8, le 24 mars 2015 à l’Agence TOPO (photo : Vivianne Saint-Denis)

En allant aux Labsessions, on peut s’attendre à tout. Il peut s’agir d’installation, de performance, de chorégraphie ou encore d’un projet de DJ/VJ, etc. Chaque artiste fait une courte présentation d’environ dix minutes de son démo ou de son prototype devant un parterre composé de gens du grand public, mais aussi des représentants des dix centres en arts numériques participants.

Les artistes qui souhaitent participer ont donc en commun de vouloir se faire voir, mais aussi de se faire conseiller, aider, ou même parfois chapeauter par un des organismes. Comme l’explique Joseph Lefèvre, certains ont en tête par exemple « d‘amener une réflexion sur le médium, de faire un ballon d’essai, d’avoir une vitrine professionnelle, de se faire connaitre, d’accélérer le processus de création, ou encore de réaliser une expérimentation… »

Fédérer et rassembler

Pour le directeur des résidences de la SAT qui est là depuis les débuts, le succès des Labsessions vient du fait qu’il s’agit d’un des rares évènements qui réunit la communauté des arts technologiques. « Tous les centres qui participent se sont approprié l’évènement. C’est très fédérateur. Ça réunit la communauté et ça nous permet de nous voir à l’extérieur de nos locaux », révèle Joseph Lefèvre. La preuve de ce lien en est que l’activité existe sans subventions depuis le début. C’est par la mise en commun de leurs ressources que les centres d’artiste décident d’offrir des formations ou des résidences comme prix à certains concurrents.

Pour le prochain Labsessions qui aura lieu le 21 janvier, Dominique Ferraton et Maia Iotzova présenteront leur projet Cartographie ré-imaginée, Johann Baron Lanteigne parlera de son projet Breach et Lucas Paris de son projet ARRAY.

Les curieux et néophytes sont les bienvenus.

Labsessions #9

Jeudi 21 janvier 2016 de 17 h à 20 h

Studio XX, 4001, rue Berri, suite 201, Montréal

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