Transport
Il faut à la fois favoriser le transport actif et collectif et réduire la place de l'automobile pour aller de l'avant vers la mobilité durable, affirme Félix Gravel du Conseil régional de l'environnement de Montréal.
Il faut à la fois favoriser le transport actif et collectif et réduire la place de l'automobile pour aller de l'avant vers la mobilité durable, affirme Félix Gravel du Conseil régional de l'environnement de Montréal. (photo : Simon Van Vliet)

Mobilité durable : le Plateau à l’avant-garde

Contrairement à la tendance observée à l’échelle nationale, l’automobile est en perte de vitesse sur le Plateau et la mobilité non motorisée est en croissance, comme le révèlent les donnés de l’enquête origine-destination.

« Partout au Québec, l’auto est en explosion », note Félix Gravel, responsable des campagnes transport, GES et aménagement du territoire au Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE), qui souligne que seul le Plateau semble échapper à cette tendance, comme le démontre notre analyse de l’évolution de la mobilité dans l’arrondissement, basée sur l’enquête Origine-Destination (OD) de l’Agence métropolitaine des transports.

« L’administration du Plateau est une des rares à affirmer que la place de la voiture doit être réduite pour rendre les autres modes compétitifs et elle pose des gestes concrets » , explique Félix Gravel en ajoutant que les résultats « de l’enquête OD montre que la dépendance à l’auto n’est pas une fatalité et que les politiques publiques ont un rôle déterminant ».

» Si on facilite les déplacement et les stationnement automobile, ça rentre forcément en concurrence avec les modes plus durables », illustre-t-il. À l’inverse, les mesures d’apaisement de la circulation et les restrictions de stationnement sont pour beaucoup dans l’évolution des modes de transports sur le Plateau . « Cette batterie de mesures a forcément un impact, estime Félix Gravel. Le lien de causalité, on peut le faire », avance-t-il prudemment en précisant que pour produire de changements durables, il faudrait par contre améliorer le transport actif et collectif en plus de limiter la place de l’automobile.

Les mesures d’apaisement sont à double tranchant, comme en témoigne la vive opposition aux politiques de l’arrondissement en la matière. Depuis des mois, de nombreux citoyens décrient les impacts, sur le commerce local comme sur la qualité de vie des résidents et des travailleurs, de la multiplication des entraves à la circulation automobile et de la diminution du nombre de places de stationnement disponible gratuitement sur le Plateau.

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