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Club de lectures: calamités

Culture

Voici les suggestions du Club de lecture cette semaine!

Roman

Suggestion WWZ

Suggestion de David Tuffelli-Rail, bibliothécaire à la bibliothèque du Plateau Mont-Royal

World War Z, de Max Brooks, Paris, Calmann-Lévy, 2009. 

Collection romans adultes : BRO

Ne vous laissez pas repousser par le thème mort-vivant du livre ou son adaptation cinématographique désastreuse : World War Z vaut la peine d’être lu. Ce roman est construit comme un recueil d’entrevues et d’expériences suite à une épidémie mondiale de zombies et reste à une échelle humaine, loin des artifices de l’horreur et de l’action. La thématique zombie est simplement une excuse pour se questionner sur les valeurs et les comportements humains en temps de crise.

Nous suivons donc un envoyé de l’ONU chargé d’enquêter sur une épidémie mondiale zombie quelques années après la fin de celle-ci. Contrairement aux autres ouvrages du genre, on sait que l’humanité a survécue. Par contre, on peut suivre à travers les témoignages recueillis comment cette épidémie a affectée et transformée différents pays. Des premiers cas répertoriés à la fin de cette grande guerre, différents acteurs et spectateurs de l’épidémie viennent apporter un éclairage sur des aspects scientifique, sociaux, politique, militaire de la crise.

 

Bande dessinée

idées noiresSuggestion de Stéphane Desjardins, éditeur

Idées noires, André Franquin, Fluide Glacial, 2 tomes, fin des années 1970.

Je vous présente un classique méconnu d’un des plus grands maîtres de la bande dessinée: André Franquin (1924-1997). Le génial dessinateur et scénariste derrière Spirou et Fantasio, de Gaston Lagaffe et du Marsupilami n’a pas que fait de la bande dessinées humoristique ou pour enfants. Fait moins connu, il a succombé à une profonde dépression dans les années 1960.

Ses «Idées noires» sont-elles inspirées de cette période difficile de sa vie? Un fait demeure, en 1977, cette série, publiée initialement dans le magazine Le trombone illustré, un supplément du journal Spirou, tranche radicalement avec le graphisme habituel de l’école franco-belge de la bande dessinée. Dans un dessin magistral en noir et blanc, très détaillé et nourri d’à-plats noirs massifs, il s’attaque à des thèmes qu’on ne lui connaît pas. Il critique férocement la société de l’époque, les hypocrisies, les militaires, les chasseurs, la pollution, les religions, la peine de mort, la bêtise humaine dans son ensemble. Franquin pratique un cynisme qui fait rire jaune. Un gag fameux: celui des deux derniers représentants de l’espèce humaine qui, après un ultime cataclysme provoqué par l’Homme, tente de se faire un feu en cognant par mégarde des grenades qui ressemblent à des pierres…

Le monde dépeint dans cette bande dessinée pour adultes est un vrai cauchemar. La plupart du temps, les personnages meurent ou sont dans une situation épouvantable. La critique sociale est cinglante. Et pourtant, on rit.

Cuisine

Cuisiner_sans_gaspillerSuggestion de Marie-Eve Cloutier, journaliste

L’Art de cuisiner sans gaspiller ni se ruiner, de Florence-Léa Siry, éditions Caractères, 2015.

Il peut paraître inusité de suggérer un livre de cuisine au Club de lecture, mais « L’Art de cuisiner sans gaspiller ni se ruiner » n’est pas un livre de recettes comme les autres. Il s’agit plutôt d’un livre de canevas de recette qui nous apprend les bases de la cuisine, donc à utiliser notre imagination en fonction des aliments présents dans notre garde-manger!

Avant d’entrer dans le sujet principal du livre, soit les suggestions de recettes, Florence-Léa Siry nous présente sa vision des choses au sujet de l’art de cuisiner sans gaspiller ni se ruiner en nous racontant son histoire. Avant d’être auteur, Florence-Léa Siry est d’abord une femme d’affaires à la tête de son entreprise, le Chic Frigo Sans Fric, un service de cantine et traiteur. En matière de restauration, il n’est pas toujours évident d’éviter les pertes alimentaires et le gaspillage. Grâce à des valeurs environnementales bien enracinées en elle, Florence-Léa Siry a décidé de changer cette facette de son métier. C’est ainsi qu’elle a élaboré ses « 10 commandements », par exemple ne pas hésiter à utiliser les aliments devenus « moches » de notre frigo et s’adonner à la cuisine des « touski », et qu’elle nous rappelle quelques principes d’économie familiale bien utiles.

De plus, avec le prix des aliments à la hausse, il peut être intéressant de tirer le maximum des aliments que l’on achète. C’est ainsi les queues de fraises peuvent servir à concocter un sirop simple, ou encore que les pelures de pommes peuvent se transformer en tartelettes.

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