Vie de quartier
Le mouvement d'opposition aux compressions bugétaires dans le réseau des CPE s'étend désormais à travers tout le Plateau.
Le mouvement d'opposition aux compressions bugétaires dans le réseau des CPE s'étend désormais à travers tout le Plateau. (photo : Simon Van Viet)

Le mouvement prend de l’ampleur dans les CPE

Dans la foulée d’un mouvement d’opposition aux coupures dans le réseau de CPE, des dizaines de parents étaient présents pour une chaîne humaine devant le CPE Le Sablier lundi (1er février) dans le Plateau Est.

Accueillant 208 enfants dans ses installations de la rue Marie-Anne, le Centre de la petite enfance (CPE) Le Sablier est l’un des plus importants CPE au Québec. Établi sur le Plateau depuis 1971, il est le principal CPE dans l’arrondissement.

Coupures de postes et de services

Le président du Regroupement des Centres de la petite enfance de l’Ile de Montréal (RCPEIM), Robert Racine, estime que les compressions additionnelles de 120 millions que le gouvernement provincial compte imposer au réseau des CPE forceront chaque CPE à couper 2 ou 3 postes en moyenne.

« On n’aura plus le temps de faire des suivis individualisés », s’inquiète celui qui dirige le CPE Lieux des petits dans le quartier Saint-Michel. Les enfants avec des besoins spéciaux seront donc les premiers à faire les frais de cette nouvelle ronde de compressions, déplore Robert Racine.

Il ajoute que, dans son CPE, les compressions vont forcer la réduction du nombre d’heures de cuisine qui passeront de 40 heures à 28 heures par semaine, ce qui aura des conséquences directes sur la qualité de la nourriture offerte aux enfants.

Des appuis aux CPE

« On a beaucoup d’appuis », se réjouit toutefois Richard Racine qui note la présence du député de Mercier, Amir Khadir, et du maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez.

Ce dernier se désole du « désengagement complet » du gouvernement du Québec vis-à-vis du réseau des CPE.

« Un CPE, c’est un cœur de quartier, un cœur de village », affirme le maire Ferrandez en soulignant que les 9 CPE établis dans l’arrondissement peinent déjà à répondre à la demande locale.

Mobilisation croissante

La campagne lancée le mois dernier par l’Association québécoise des CPE (AQCPE) prend de l’ampleur.

La semaine dernière, c’était au tour du CPE Alexis le Trotteur d’emboîter le pas.

« C’est pas facile ces temps-ci », note une mère de famille mobilisée qui rappelle que le milieu tant le milieu communautaire que le réseau public d’éducation sont durement affectés par les coupures drastiques effectuées depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement libéral.

« Je veux juste vous encourager à vous mobiliser pour les CPE, mais à ne pas oublier aussi qu’il faut être solidaires envers les autres personnes qui se font couper », lance-t-elle au mégaphone devant les parents massés sur le trottoir.

Vos commentaires
Lire plus d'articles de la catégorie Vie de quartier