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Les trépidations d’une baby-boomer du Plateau

Culture
Sur son blogue, « Grouille pour pas qu’ça rouille ! Les tribulations d’une babyboomeuse hyperactive», la journaliste d’origine française Anne Pélouas avoue sans détour vouloir rejoindre un lectorat mature. Sur la photo, une ballade en canot à glace à Québec (photos : Anne Pélouas)

Correspondante canadienne du quotidien français Le Monde et spécialiste du tourisme et du plein air, la journaliste indépendante Anne Pélouas vient de fêter ses 60 ans. Elle vient aussi de lancer un nouveau blogue sur le site des Guides de voyage Ulysse. Son but? Amener les plus de 50 ans à jouer dehors, «pour pas que ça rouille».

Journaliste tout terrain, ou encore «toutologue» comme elle aime le dire à la blague, Anne Pélouas aurait pu décider de faire son blogue de plein air toute seule. Elle a plutôt choisi de s’associer à un éditeur spécialisé dans le voyage avec une grande notoriété au Québec. « Ça a été tout naturel », raconte Anne Pélouas pendant notre rencontre dans un café achalandé du Plateau, situé à quelques coins de rue de chez elle. «Je suis allée les voir. Ils ont tout de suite dit oui. Et pour moi, c’est un grand avantage d’avoir accès à tout le lectorat des Guides Ulysses », explique la pigiste spécialisée dans le plein air, arrivée sur le Plateau en 1988.

Sur son blogue, « Grouille pour pas qu’ça rouille ! Les tribulations d’une babyboomeuse hyperactive», la journaliste d’origine française avoue sans détour vouloir rejoindre un lectorat mature. « Ce blogue s’adresse surtout au baby-boomer, parce qu’on ne dit pas assez aux gens qu’il n’y a pas d’âge pour commencer à jouer dehors, souligne-t-elle avec sérieux. Avec tous les bienfaits que ça apporte, non seulement moraux, mais aussi physiques. »

Des activités emballantes

Dans ses billets publiés chaque semaine sur le web, elle y raconte au «je» ses aventures trépidantes en nature. Une bonne dose d’humour et d’autodérision est au rendez-vous. On peut déjà lire son texte « Ma galère» sur ses élans en canot à glace à Québec. Ou encore son premier essai au cerf-volant « kite snow» en Estrie: «Au bout de deux heures, j’ai les bras en compote et les ischio-jambiers en lambeaux. Par chance, j’ai une bonne excuse: prendre en photo ces joyeux lurons, maîtres en pirouettes, agitateurs de voilures colorées.»

P1170032Pour Anne Pélouas, l’idée ce n’est donc pas de performer, mais plutôt de se laisser guider par l’envie de bouger et de découvrir. « Oui, j’aime bien gravir des sommets et franchir des cols de 5000 mètres, mais je ne suis pas une sportive comme telle. Je suis vraiment quelqu’un qui aime la nature, le plein air, les activités emballantes. Je ne me sens pas dans la performance. J’ai plutôt un goût pour découvrir des pays et des activités », précise la blogueuse avec entrain.

Celle qui se considère d’abord et avant tout comme  «une fille du Plateau» ne cache pas son jeu. Elle souhaite convertir de nombreux baby-boomers au plaisir du plein air. « Au Québec, il y a beaucoup de gens météopessimistes. Ils disent «les tempêtes de neige, quelle horreur!» «Pour moi et tous ceux qui font du plein air, la neige, ce n’est pas un problème. C’est un formidable terrain de jeu qui s’ouvre », conclut-elle tout sourire.

« Grouille pour pas qu’ça rouille ! Les tribulations d’une baby-boomeuse hyperactive»

 

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