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Rendez-vous techno-activiste dans le Mile-End

Culture
Les techno-activistes discuteront cette semaine de la surveillance de masse mise au jour e 2013 par le lanceur d'alerte Edward Snowdon.
Les techno-activistes discuteront cette semaine de la surveillance de masse mise au jour e 2013 par le lanceur d’alerte Edward Snowdon. (photo : Simon Van Vliet)

La Station C, un espace de co-travail du Mile-End, accueille lundi soir (15 février) une nouvelle rencontre des Techno-Activism Third Mondays (TA3M).

« Ça vient de recommencer », souligne Evan Light, fellow postdoctoral au Mobile Media Lab de l’Université Concordia et chercheur associé au Centre de recherche Communication, information, société (CRICIS) de l’Université du Québec à Montréal.

Établis à Montréal depuis 2013, les TA3M s’inscrivent dans un mouvement international visant à rassembler une communauté de développeurs logiciels et d’activistes sensibles aux enjeux de cybersurveillance, de censure et de technologies ouvertes.

Les rencontres montréalaises sont coorganisées par l’équipe d’equalit.ie, une firme de développement logiciel dédiée à la liberté de l’information sur Internet, dont le fondateur et directeur, Dimitri Vitaliev, est membre de la Station C.

Archives Snowdon
Lors de la rencontre de ce soir, Evan Light présentera la Snowden Archive-in-a-Box, un outil développé à partir de la Snowden Digital Surveillance Archive rendue publique l’an dernier par Canadian Journalists for Free Expression.

La base de données en ligne, développée par le professeur à la Faculté de l’information de l’Université de Toronto, Andrew Clement, avec l’aide de George Raine et Jillian Harkness, contient l’ensemble des documents rendus publics par le lanceur d’alerte Edward Snowdon en 2013, révélant la portée sans précédant de la surveillance sur Internet.

Rendre visible la surveillance

La Snowdon Archive-in-a-Box est une copie de cette base de données qui peut être consultée sur le micro-ordinateur RaspberryPi via un réseau WiFi indépendant et un serveur Web autonome. Ce système permet de consulter les archives à l’abri de la surveillance électronique.

« En plus d’être une archive, c’est un outil pour enseigner ce qu’est la surveillance », explique Evan Light qui précise que l’appareil comporte une fonctionnalité qui lui permet de surveiller et de visualiser le trafic WiFi à sa portée. Evan Light y voit « une façon de rendre visible la surveillance invisible ».

Le projet, lancé dans le cadre de Métropolis Bleu en avril 2015, a récemment fait l’objet d’une présentation lors de la Transmediale de Berlin, l’un des plus importants festivals d’arts et de culture numériques dans le monde.

« Je veux que ce soit accessible au public », précise le spécialiste des technologies de l’information qui propose ce soir une démonstration de son projet dans le cadre du TA3M qui se tient à compter de 18 h à la Station C
(5605, de Gaspé, # 204).

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