Économie, Vie de quartier
Le Plateau a amendé son cadre réglementaire l'an dernier pour favoriser le maintien des scènes alternatives qui foisonnent dans les bars locaux.
Le Plateau a amendé son cadre réglementaire l'an dernier pour favoriser le maintien des scènes alternatives qui foisonnent dans les bars locaux. (photo : Simon Van Vliet)

Bars : un verre à moitié plein ou à moitié vide?

La situation n’est pas facile pour les tenanciers de bars sur le Plateau, mais certains réussissent malgré tout à tirer leur épingle du jeu.

C’est le cas par exemple du Boswell qui opère régulièrement à pleine capacité lors des grosses soirées de la fin de semaine. « On est très satisfait », indique Philippe St-Cyr, copropriétaire de la microbrasserie qui a ouvert ses portes l’an dernier sur Mont-Royal.

Le verre déborde pour certains

Le nouveau bar du Plateau-Est doit même régulièrement refuser du monde à la porte pour respecter sa capacité maximale de 130 personnes.

Philippe St-Cyr se dit confiant pour l’avenir et voit même d’un bon œil l’arrivée prochaine de la microbrasserie gaspésienne Pit Caribou qui a annoncé cette semaine son intention d’ouvrir une première succursale sur le Plateau.

« On aimerait ça en voir plusieurs ouvrir », lance-t-il tout en reconnaissant que la localisation un peu excentrée du Boswell place peut-être son établissement à l’abri de la compétition plus intense que peuvent vivre certains bars.

Le fond du baril pour d’autres

D’autres bars, pourtant bien établis, vivent des moments plus difficiles. Le cas de l’Inspecteur Épingle qui a fermé ses portes la semaine dernière, est emblématique de la précarité de certains lieux alternatifs de spectacle.

« Il y en a plusieurs qui vacillent », s’inquiète le directeur général de la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR), Charles Olivier Mercier.

Certains lieux répertoriés par le Réseau des scènes alternatives du Québec ont d’ailleurs fermé depuis la dernière mise à jour de la liste (qui nous a inspiré notre premier Top 5 des scènes alternatives du Plateau, la semaine dernière).

« Le problème pour les petits lieux de musique, c’est que le processus pour les dérogations est complexe », souligne pour sa part la conseillère d’arrondissement Christine Gosselin qui a fait amender le cadre réglementaire du Plateau l’an dernier pour favoriser le maintien des scènes alternatives qui y foisonnent.

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