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Boris sans Béatrice, un univers surréaliste

Culture
James Hyndman
Une réalisation maîtrisée. Photo : Julie Landreville

Neuvième long-métrage de Denis Côté, Boris sans Béatrice est un conte moral. Renforcé par une ambiance théâtrale, le long métrage s’avère singulier. Dans ce nouvel opus, Boris est dépeint comme un homme arrogant qui, pour la première fois de sa vie, se livrera à un travail d’introspection.

Boris sans Béatrice a été présenté en compétition officielle au prestigieux Festival de Berlin à la mi-février ainsi qu’en ouverture de la 34e édition des Rendez-vous du cinéma québécois.

La quête de Boris

Lorsque sa femme Béatrice (Simone-Élise Girard) souffre de neurasthénie, un industriel aussi fortuné qu’orgueilleux, Boris Malinovsky (James Hyndman) se met en congé de longue durée. Par acquit de conscience, l’homme d’affaires demeure à son chevet tout en se consolant dans les bras de ses maîtresses, Helga (Dounia Sichov) et Klara (Isolda Dychauk).

Un soir, un être mystérieux (Denis Lavant) convie Boris à un rendez-vous nocturne. Bien qu’étrange, cet entretien le déstabilise. L’inconnu exhorte Boris à agir puisqu’il serait responsable de l’état catatonique de Béatrice. Celle-ci n’ira mieux que si l’entrepreneur change totalement sa vie. Boris tentera de trouver des réponses à ses questions auprès de sa fille (Laetitia Isambert-Denis), actrice et militante, et de sa mère (Louise Laprade).

Boris sans Béatrice, un film maîtrisé

Une somptueuse photographie, des cadrages soignés, un habile montage et une incursion dans l’exposition de David Altmejd, au Musée d’art contemporain de Montréal, soutiennent cette réalisation maîtrisée. Nonobstant les références à la mythologie grecque et le jeu théâtral, l’ensemble s’avère un bon divertissement.

Cinéaste doué, Côté dirige sa troupe d’acteurs de manière remarquable. James Hyndman livre une brillante interprétation. Talentueux, le réalisateur torontois Bruce LaBruce campe avec brio le premier ministre du Canada. En personnage énigmatique, le Français Denis Lavant se révèle moins intéressant. Son ton moralisateur finit par agacer les spectateurs. Cinq comédiennes, Simone-Élise Girard, Isolda Dychauk, Dounia Sichov, Laetitia Isambert-Denis et Louise Laprade, incarnent avec justesse l’essence de leur personnage.

Drame psychologique, Boris sans Béatrice ne plaira pas à tous les cinéphiles!

La bande-annonce

Le film Boris sans Béatrice est présentement à l’affiche au Cinéma du Parc en version originale française avec des sous-titres anglais.

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