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Cinéma : The Lobster, un funeste destin

Culture
Colin Farrell
Un scénario inventif. Photo : www.ninapeople.com

Auréolé du Prix du Jury au dernier Festival de Cannes, le quatrième long-métrage, The Lobster, du réalisateur iconoclaste Yórgos Lánthimos se veut une comédie noire sur la vie conjugale, le désir et l’amour.

The Lobster est un film jouissif, une fable surréaliste dépeignant un univers totalement absurde dans lequel des règles strictes sont imposées aux célibataires, traqués sans pitié par une propagande totalitaire.

Réprimer les rebelles manu militari

L’œuvre se divise en deux parties distinctes. La première, très réussie, rend compte du mode de fonctionnement de ce système autocratique qui ne souffre aucune contestation.

Le récit se déroule dans un somptueux hôtel où tous les gestes des pensionnaires sont épiés par la haute direction (Olivia Colman et Garry Mountaine). Ces maîtres absolus n’admettent aucune entorse à la séquence rigide des activités journalières (thés dansants, rendez-vous obligés, rapprochements forcés et parties de chasse). La plus petite infraction au règlement est passible de sévères punitions disciplinaires. Au sein de ce complexe hôtelier, les personnes seules comme David (Colin Farrell) ne sont pas tolérées. Si elles n’y trouvent pas l’amour, avant la fin du temps imparti, elles sont transformées en bêtes.

La deuxième partie, un peu trop longue, nous montre David qui s’enfuit dans la forêt voisine, habitée par les Solitaires, groupe de résistants mené par la cheftaine (Léa Seydoux). Le fuyard fait la rencontre d’une belle femme myope (Rachel Weisz). Dans cette contre-société, la règle est inversée : interdiction d’aimer et de flirter.

The Lobster repose surtout sur son scénario inventif

Le jeune cinéaste grec explore ces thèmes : amour, concurrence, condition humaine, couple, relations sociales et survie. Une mise en scène méticuleuse, une réalisation brillante, un étrange récit, un humour complètement décalé ainsi que des carences scénaristiques se dégagent de la production.

Colin Farrell campe avec conviction cet homme apathique. Rachel Weisz rayonne dans la peau de la femme atteinte d’une profonde myopie. Léa Seydoux, John C. Reilly, Ben Whishaw, Olivia Colman et bien autres acteurs offrent de belles prestations.

Décidément, l’absurde règne en maître dans cette satire sociale!

La bande-annonce

Le film The Lobster est présentement à l’affiche au Cinéma du Parc en version originale anglaise avec des sous-titres français.

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