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La 10e édition des Syli d’Or au Balattou

Culture
Photo prise lors de la soirée numéro 5, le 1er mars dernier. Sur scène, El Pancho et Lengaïa. (photo: Peter Graham)

Tremplin et terreau fertile de la musique du monde à Montréal, le Club Balattou accueille une séries de concerts-vitrine pour les Syli d’Or, une compétition créée par Nuits d’Afrique destinée à faire éclore les nouveaux talents de la scène locale. 

Tous les mardis et mercredis jusqu’au 13 avril, le public est invité à des soirées gratuites où s’affrontent deux groupes de musique du monde. Avec le vote des spectateurs présents ce soir-là, un des deux groupes remporte la soirée et court la chance de se rendre aux demi-finales et puis au grand Gala final du 28 avril au Théâtre Fairmount.

Depuis maintenant 10 ans, l’idée derrière les Syli d’or est encore et toujours de propulser des carrières de l’avant. «Il y avait les Francouvertes pour la musique pop, mais il n’y avait rien pour la musique du monde », explique Valérie Quesnel, programmatrice au Club Balattou et coordinatrice pour les Syli d’Or.

En 2007, l’équipe de Nuits d’Afrique a mis sur pied le concours qui permet aux gagnants de recevoir des prix importants pour les aider à démarrer leur carrière: instruments de musique, sessions d’enregistrement, formations professionnelles sur des logiciels de mixage et pour des demandes de bourses. En tout, c’est plus de 45 000$ en prix partagés parmi les trois finalistes, en plus d’une alliance privilégiée avec huit festivals partenaires à travers le Canada, tel que Nuits d’Afrique, le Festival d’été de Québec ou encore le Franco Festival de Calgary.

«Pour les groupes qui se rendent en finale, ça ouvre une porte directe vers des grands festivals», indique Valérie Quesnel. « La plupart des artistes que l’on choisit sont indépendants ou s’autoproduisent. Ça change beaucoup de choses pour eux d’avoir une porte d’entrée directe avec des diffuseurs. »

Pour chaque soirée, les programmateurs ont choisi des groupes au style et au genre différent, histoire de mélanger les publics. Mais les musiciens choisis ont tous en commun d’être mûrs pour l’aventure. « On y va au «feeling». On choisit les artistes que l’on sait que ça va aider. Ceux qui sont prêts. Ceux qui sont déjà sur une lancée parce qu’il faut que les artistes effectuent une partie du travail en amenant leur public au spectacle », conclut Valérie Quesnel.

Le prochain rendez-vous est mardi, le 8 mars. Pour la quatrième semaine du concours, le public pourra donner son vote à Pacophonique, un groupe né d’une passion pour la musique du monde et du reggae ou à MOPS, un artiste émergent de la scène hip-hop québécoise originaire du Congo, qui aborde dans ses textes ses prises de conscience sur sa réalité d’immigrant.

Syli d’or 10e édition

Tous les mardis et mercredis jusqu’au 13 avril

Club Balattou, 4372 Boul St-Laurent

Les soirées sont gratuites, ouverture des portes dès 20h30

 

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