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Les inclassables laboratoires Phénoména

Culture
Étalés sur deux soirées à la Casa del Popolo, mercredi et jeudi, Les laboratoires Phénoména présentent une performance ou un extrait de travail en chantier d’une dizaine d’artistes. Sur la photo, Anne Lalancette et Carl Veilleux dans une étape de travail de leur spectacle Le déchiqueteur lors d’une édition précédente. (photo : Sophie Bertrand)

Avec Les laboratoires Phénoména, D. Kimm la directrice des Filles électriques offre une tribune et un espace d’expérimentation à des artistes émergents qui explorent des terrains interdisciplinaires mystérieux, poétiques et déroutants.

Étalés sur deux soirées à la Casa del Popolo ce mercredi et jeudi, Les laboratoires Phénoména proposent à une dizaine d’artistes de présenter une performance ou encore un extrait de leur travail en chantier. En formule scène ouverte, on y découvrira plusieurs courtes formes de marionnettes, de voix, de théâtre et de performance. C’est l’occasion de recevoir une dose forte de créativité dans une atmosphère fébrile et informelle, et en dehors du festival officiel qui se tient à l’automne.

« La programmation y est moins serrée que pendant le Festival Phénoména , explique D. Kimm. Pour la plupart, ce sont des jeunes artistes qui ont soumit un dossier pour le festival. On en a retenu dix pour le laboratoire qui tient sur seulement deux soirées cette année. »

Pour l’amour de l’art

En effet, plutôt que de se tenir une fois par mois comme les années précédentes, cette année la formule se concentre sur deux jours. Tout le monde y travaille bénévolement, les artistes comme les membres des Filles électriques. « On le fait pour l’amour de l’art! », s’exclame à la blague la directrice des Filles électriques, sans que l’on doute que ce soit vrai, ni facile non plus.

C’est D. Kimm en personne qui assure encore cette année l’animation de cette soirée d’expérimentations scéniques. Ses présentations personnelles et son flot de paroles constant ajoutent au charme de ce petit happening, où l’on patiente aussi beaucoup entre les changements de décor laborieux, une bière à la main.

Un esprit fonceur 

Il y a chez Les Filles électriques ce désir constant de mettre en scène des artistes engagés dans leur art. Ce goût de l’avant-garde, toujours un brin ludique, vient avec un goût pour le risque. Depuis 15 ans, elles rassemblent toute une communauté d’artistes débrouillards et fonceurs.

Créé en 2012, Le Festival Phénomena a pris la relève du Festival Voix d’Amériques qui présentait de la poésie et du Spoken Word de 2002 à 2011, un festival bilingue très apprécié. Phénomena propose maintenant davantage de performances, d’installations et d’évènement éclatés et interdisciplinaires. L’âme délinquante demeure, jamais bien loin de la poésie et de l’artisanat.

Pour les soutenir : le 10e Combat de la langue de bois se tiendra le 27 avril au cabaret Latulipe. Autrefois évènement phare du feu Festival Voix d’Amériques, il est devenu le spectacle-bénéfice de la compagnie Les Filles électriques.

Les règles sont strictes: parler durant 5 minutes, pas de droit de réplique, pas d’excuses par la suite. Les participants doivent se commettre. À l’animation Jean-François Nadeau et une douzaine de combattants, dont Pascale Bussières, Jean-Paul Daoust, Lewis Furey, Annick Lefebvre, Marc Séguin, Melissa Mollen Dupuis, Micheline Lanctôt et Christian Lapointe.

Laboratoire Phénoména

16 et 17 mars

Casa del Popolo à 20h, gratuit

4873 Boulevard Saint-Laurent, Montréal

http://www.festivalphenomena.com

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