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Vers un fonds en capital communautaire

Économie, Immobilier, Vie de quartier
L'arrondissement du Plateau Mont-Royal a signé une promesse d'achat pour le stationnement du centre du monastère afin d'y établir le nouveau centre culturel qui doit voir le jour aux abords de la place Gérald-Godin.
L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a signé une promesse d’achat pour le stationnement du centre du monastère afin d’y établir le nouveau centre culturel qui doit voir le jour aux abords de la place Gérald-Godin. (photo : Simon Van Vliet)

La Corporation du Monastère compte profiter de la vente de son stationnement pour mettre sur pied un fonds d’immobilisation communautaire.

L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a signé une promesse d’achat pour le stationnement du Centre de services communautaires du monastère afin d’y établir le nouveau centre culturel qui doit voir le jour aux abords de la place Gérald-Godin.

Le projet de centre culturel est à l'étude plusieurs années déjà.

Cette esquisse réalisée par B3 en 2013 propose une vision de ce à quoi pourrait ressembler un centre culturel adossé à la place Gérald-Godin. La proposition de concept illustrée ici n’est toutefois pas celle qui a été retenue par l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal qui doit dévoiler ses propres esquisses plus tard cette année. (Crédit image : Plateau Arts et Culture).

La transaction, d’une valeur de 2,8 millions de dollars, permettra non seulement au centre de rembourser l’hypothèque d’un million contractée pour financer les travaux de réaménagement en cours, mais aussi de constituer un fonds en capital communautaire.

Une fois l’hypothèque remboursée, le centre détiendra des actifs de près de 15 millions, en comptant la valeur de l’immeuble, légué à la communauté par les Pères du Très-Saint-Sacrement en 1999, et les revenus nets provenant de la vente du stationnement.

Vers un fonds foncier communautaire sur le Plateau?

Le projet de « fonds d’immobilisation communautaire » envisagé par le directeur du centre du monastère, Pierre Marquis, vise à utiliser ces actifs comme levier pour financer des projets d’acquisition par des groupes communautaires.

De telles acquisitions permettraient de réduire la pression financière sur les organismes communautaires, en maintenant les loyers bien en deçà des prix du marché. Le principe est simple, explique Pierre Marquis : « On retire de la spéculation des espaces dans le quartier. »

Un modèle anti-spéculatif qui fait ses preuves

Depuis quelques années, cette approche antispéculative a été expérimentée au Québec sous la forme des fiducies foncières communautaires (FFC), un modèle de propriété collective élaboré aux États-Unis. Les FFC permettent de sortir du marché immobilier des terrains ou des bâtiments afin de les mettre au service du bien commun et, surtout, à l’abri de la spéculation.

En Europe, des initiatives similaires, fondées sur le modèle allemand du Mietshäuser Syndikat, visent à constituer un fonds d’investissement solidaire et à créer un réseau de propriétés foncières autogérées.

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