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10e Combat contre la langue de bois

Culture
Pol Pelletier lors de la première édition du Combat contre la langue de bois. (photo : gracieuseté Les Filles électriques)
Pol Pelletier lors de la première édition du Combat contre la langue de bois. (photo : gracieuseté Les Filles électriques)

Le 10e Combat contre la langue de bois commence mercredi soir au Cabaret la Tulipe. Issu d’un ras-le-bol de l’artiste interdisciplinaire D. Kimm, le Combat met en scène une douzaine de personnalités montréalaises : acteur, intellectuel, journaliste, artiste, dramaturge ou cinéaste.

À travers un court monologue, ces combattants donnent leur réflexion sur un sujet qui les tient à cœur, face à un public attentif. Et chacun de combattre sa propre langue de bois.

Eve Cournoyer à la première édition du Combat contre la langue de bois (photo : gracieuseté des Filles Electriques)

Eve Cournoyer lors de la première édition du Combat contre la langue de bois. (photo : gracieuseté Les Filles électriques)

S’engager contre une absurde rhétorique

Contre les discours anémiques et vides des personnalités dès qu’ils sortent de leur zone de confort; contre les paroles et les actes qui ne se suivent pas; contre le tweet faisant amende honorable d’un autre tweet. Les combattants doivent se commettre.

« C’est une prise de parole engagée. Chaque invité est responsable de ses mots. Pas possible de se rétracter, de s’excuser, de répliquer, de revenir sur l’interprétation du sens de telle phrase. Le discours est entièrement assumé », détaille D. Kimm, artiste interdisciplinaire à l’origine de la compagnie Les Filles électriques et du festival Phénoména.

L’objectif : ne pas passer une soirée intellectuellement confortable, ne pas se retrouver face à un discours aseptisé.

Un combat et un évènement toujours pertinent

Alors que les réseaux sociaux bouleversent la manière dont les individus interagissent entre eux, D. Kimm insiste sur le fait que ces derniers sont rarement ensembles.

« Les gens ont tendance à devenir des sujets : ils parlent sans s’écouter, entendent l’autre sans l’écouter, avant de déclamer leur propre opinion. Or, dans le Combat contre la langue de bois, il faut écouter l’autre, pour le meilleur et pour le pire », explique l’artiste.

Comme le soulignait Christian Bégin à propos du théâtre, il ne reste que peu d’endroits où réside encore cette interaction spéciale entre individus. C’est une expérience profondément humaine : un échange constant entre le public et chaque participant.

Stéphane Crête lors de l'édition 2007 du Combat contre la langue de bois (photo : gracieuseté des Filles Electriques)

Stéphane Crête lors de l’édition 2007 du Combat contre la langue de bois. (photo : gracieuseté Les Filles électriques)

Des invités de différentes couleurs

Afin de faire entendre des points de vue différents, l’évènement compte sur des personnes au parcours et à sensibilité différents. Ancienne députée du Parti libéral du Québec, Monique Jérôme-Forget viendra s’entretenir sur un sujet qu’elle affectionne, de même que les dramaturges Christian Lapointe et Annick Lefebvre.

« Ce sont les personnalités qui m’intéressent. Pas les affiliations politiques », conclut D. Kimm.

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