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À vos pianos !

Culture
Alejandra Cifuentes Diaz lors du lancement des Pianos publics à la placette Duluth / Laval (photo : Pierre de Montvalon)

Les Pianos publics de Montréal sont de retour pour l’été ! Installés au quatre coins du Plateau Mont-Royal, ils sont mis à la disposition des pianistes en tout genre désireux de remplir l’espace public de leurs mélodies et de bonne humeur.

Pour débuter la saison, des spectacles d’ouverture sont offerts aux passants et résidents du quartier. Un ou plusieurs pianistes viennent inaugurer chaque piano, fraichement peint et décoré par des artistes locaux.

Lors du lancement du piano public de la placette Duluth/Laval, ce sont deux pianistes qui ont pu jouer à tour de rôles plusieurs fois. Et d’offrir aux passants quelques pièces classiques – Beethoven, Chopin – ou des morceaux plus swing – Fats Waller ou Nat King Cole.

« C’est une belle opportunité de pouvoir partager la musique avec tout le monde » raconte Alejandra Sifuentes, une des deux pianistes participant au lancement du Piano public de la placette Duluth/Laval.« Les gens ont toujours en tête l’image élitiste du piano. Certes, ces pianos n’ont pas la même sonorité ni la même technique que des pianos à queue, mais l’important c’est d’écouter, et d’apprécier ».

La placette Duluth / Laval lors du lancement des Pianos publics (photo : Pierre de Montvalon)

La placette Duluth / Laval lors du lancement des Pianos publics (photo : Pierre de Montvalon)

Pianos pour tous 

L’occasion pour redonner le piano au gens, musicien amateur ou pas. Rodeur urbain infatigable et musicien à ses heures, Joe la Terreur, mégot de cigarette au bec, petite bouteille de liqueur brune dépassant de sa poche arrière, est bien du même avis.

« Quand je fais une toune, c’est très intense. Mais c’est difficile. Ma mère avait un piano. Ou parfois chez des amis, je peux me pratiquer » raconte t-il avant de s’élancer pour improviser quelques notes, en attendant que le spectacle de lancement commence. « L’année dernière, il y en avait un qui jouait au petit parc près du métro Frontenac. Du blues pis toute. Tabarouette, c’était beau. » ajoute t-il avant de reprendre son chemin.

Un petit coin de paradis

À l’occasion d’un spectacle impromptu d’une violoniste et d’un violoncelliste juste avant le spectacle, Gilles Bédard, commerçant à l’origine du festival de musique Duluth en’ Arts, de dire aux spectateurs : « C’est mon havre de paix ».

"Un havre de paix" selon l'expression de Gilles Bédard, directeur du festival Duluth en' Arts (photo : Pierre de Montvalon)

« Un havre de paix » selon l’expression de Gilles Bédard, directeur du festival Duluth en’ Arts (photo : Pierre de Montvalon)

Pour le détails des emplacements des pianos publics, voici le site de la ville ou la page Facebook des Pianos.

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