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Décloisonner la créativité aux abords de la voie ferrée

Culture, Transport, Vie de quartier
Si le chemin de fer du CP représente aujourd’hui une frontière, à la fois physique et symbolique, entre le Mile-End et La Petite-Patrie, de plus en plus de gens investissent cet espace pour en faire un lieu de convergence et de création.
Si le chemin de fer du CP représente aujourd’hui une frontière, à la fois physique et symbolique, entre le Mile-End et La Petite-Patrie, de plus en plus de gens investissent cet espace pour en faire un lieu de convergence et de création. (photo : Simon Van Vliet)

C’est aux abords de la voie ferrée du Canadien Pacifique (CP) que se tient l’édition du 1er juillet de Creative mornings/Montréal sous le thème #CMbroken.

« On est une ville qui a été profondément marquée par les voies ferrées », souligne Mathieu Mireault qui signait la semaine dernière le texte du mois des Creative mornings/Montréal dans le magazine VOIR.

Un lieu de créativité

Dans son texte, l’auteur constate que si le chemin de fer du CP représente aujourd’hui une frontière, à la fois physique et symbolique, entre le Mile-End et La Petite-Patrie, de plus en plus de gens investissent cet espace pour en faire un lieu de convergence et de création.

La conférence de l’« artiste vandale » Miss Me dans le cadre des Creative mornings/Montréal, servira d’ailleurs de rampe de lancement au festival 100 Dessins Dessous : un premier volet de l’Agora des possibles. Ce projet de mise en valeur et d’animation des espaces publics sous-utilisés abords de la voie ferrée dans le Mile-End a été retenu dans le cadre de l’appel de projets de revitalisation urbaine aux abords du futur campus Outremont de l’Université de Montréal.

Le point de rencontre pour la conférence est devant l’édifice du 77, Bernard Est, un bâtiment abandonné qui fait l’objet d’un projet de réappropriation citoyenne, à l’image du Champ des possibles, une friche urbaine qui héberge régulièrement des projets et des événements à caractère social ou culturel.

Décloisonner le territoire

« Ce n’est pas juste des gens qui veulent traverser parce que c’est plus rapide », insiste Mathieu Mireault qui souhaitait avec son texte élargir le débat sur les passages à niveau et faire état du potentiel écologique et social des terrains adjacents à la voie ferrée.

« On est vraiment dans une impasse », constate-t-il en faisant état du refus catégorique du CP d’aménager des passages à niveau.

Reprenant la balle au bond, à la suite du dépôt d’un mémoire conjoint par les arrondissements du Plateau et de Rosemont sur le sujet, le député néodémocrate de Rosemont-La-Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, a d’ailleurs récemment lancé une campagne pour faire pression sur le nouveau ministre fédéral des transports, Marc Garneau.

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