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Fruiterie Val-Mont change de propriétaire

Économie
Tous les emplois sont maintenus chez les deux Val-Mont de l'avenue du Mont-Royal. (photo: SDAMR)
Tous les emplois sont maintenus chez les deux Val-Mont de l’avenue du Mont-Royal. (photo: SDAMR)

Les deux magasins de la bannière Jardins Val-Mont, avenue Mont-Royal, ont été rachetés par la Ferme Régis, basée à Notre-Dame-des-Prairies, tout près de Joliette.

Au moment de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, il y a trois mois, la chaîne ne comptait plus que trois établissements, ceux du 1495 et 2147, avenue du Mont-Royal Est, et un autre à Boucherville, où se trouvait le siège social. Chaque magasin emploie environ 50 personnes à temps plein et partiel.

« Aucune restructuration n’est envisagée à l’heure actuelle. Au contraire, en une semaine, nous avons embauché six personnes au siège social, déclare Mario Vanier, propriétaire de la Ferme Régis. Nous en sommes encore à analyser comment chaque magasin se comporte. On veut laisser les gens en place nous montrer leur savoir-faire. »

M. Vanier n’a pas voulu révéler le montant de la transaction ni le chiffre d’affaires des magasins. Il refuse également de dire s’il a fait une bonne affaire. « Les perspectives d’avenir sont toutefois très bonnes. Val-Mont est bien implanté dans son milieu. Ces magasins sont reconnus comme étant des établissements très performants. Quand j’ai commencé dans cette industrie, l’entreprise existait déjà. Il n’y aura donc aucun bouleversement dans cette entreprise avant un bon bout de temps. »

Ouf!

« Nous sommes très heureux de conserver ces commerces sur l’avenue du Mont-Royal. C’est une très bonne nouvelle pour le maintien des emplois. La population du quartier conserve aussi une offre excellente en alimentation », a commenté Charles-Olivier Mercier, directeur général de la Société de développement de l’Avenue du Mont-Royal.

Ce dernier espère que le nouveau propriétaire saura maintenir le très haut niveau de qualité d’offre en magasin.

L’ancien propriétaire de Jardins Val-Mont, Éric Fortin, s’était résigné à la faillite à la suite d’une année très difficile. L’aventure d’un magasin gastronomique au Dix-30 s’est soldée par un échec. Val-Mont fait aussi face à une offre renouvelée des grandes surfaces en alimentation.

Plusieurs commerçants et bannières se sont cassé les dents au Dix-30 ces derniers mois. Une véritable institution du Plateau, le magasin de chaussures Tony Pappas, a également lancé la serviette après avoir tenté sa chance dans ce centre commercial géant de Brossard.

Au moment de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite, Val-Mont avait accumulé des créances de 14,8 millions de dollars. « M. Fortin voulait quitter l’industrie en se défaisant de ses obligations contractuelles, même si les magasins restants ne connaissaient pas de difficultés majeures », a concédé M. Vanier. Ce dernier a aussi fait l’acquisition, il y a quelques mois, du Groupe Épicia, lui aussi en faillite. Cette dernière bannière, dont le siège est à Québec, compte neuf établissements, mais aucun à Montréal.

La Ferme Régis compte un magasin de 50 000 pieds carrés à Notre-Dame-des-Prairies.

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