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Le cri du coeur de la Rue Saint-Denis

Économie
Les commerçants de la rue Saint-Denis Amira Doukali et Charles Abitbol ont reçu l'appui du député solidaire Amir Khadir.
Les commerçants de la rue Saint-Denis Amira Doukali et Charles Abitbol ont reçu l’appui du député solidaire Amir Khadir. (photo : Simon Van Vliet)

Craignant de voir la belle saison ternie par les travaux, les commerçants de la rue Saint-Denis lancent un nouvel appel à l’action.

Accompagnés du député de Mercier, Amir Khadir, et du maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, des membres de la Société de développement commercial (SDC) Pignons rue Saint-Denis ont lancé leur cri du cœur lundi matin.

Passer de l’analyse à l’action

« C’est une rue extraordinaire », lance Charles Abitbol, propriétaire de la boutique Olam, installée au coin de la rue Marie-Anne depuis une vingtaine d’années.

Visiblement excédé par la multiplication des sorties publiques qui n’aboutissent à rien, le commerçant demande de l’action concrète de la part des élus. « Plus besoin de nous faire des analyses politiques », insiste-t-il en pointant du doigt le mode de taxation actuel, basé sur la valeur foncière de l’immeuble. « Je le vis ce malheur, je n’ai pas besoin qu’on me l’explique! », insiste-t-il en plaidant pour que les commerces soient plutôt taxés sur leurs ventes.

« Ce qu’on déplore, c’est vraiment le prix élevé des taxes », renchérit Amira Doukali, propriétaire du café Aux Deux Marie. Depuis la reprise par une nouvelle administration en janvier dernier, l’établissement a déjà connu une baisse d’achalandage de plus de 60 % avec la reprise des travaux.

Quel avenir pour la rue Saint-Denis?

« C’est un cri du cœur qu’on entend tous les jours », fait valoir Caroline Tessier, la nouvelle directrice générale de la SDC Pignons rue Saint-Denis. Depuis son entrée en poste au début de l’année, le taux d’inoccupation des commerces a bondi d’environ 10 % pour s’établir autour de 25 %.

Bien que, de l’avis général, les chantiers ne sont pas le seul facteur en cause dans les difficultés vécues par les commerçants de la rue Saint-Denis, la mitigation des effets des travaux demeure la priorité pour la SDC.

« Il y a des petits aménagements qui peuvent être faits à court terme », note-t-elle. Elle ajoute que chaque changement nécessite un temps d’adaptation tant pour les commerces que pour leurs clientèles, citant en exemple la Grande terrasse rouge, inaugurée l’an dernier et réinstallée récemment. L’avenir de la rue Saint-Denis sera quant à lui fixé au terme de consultations publiques prévues à l’automne prochain.

À lire prochainement : Soutien au commerce local : une joute politique?

[Rectificatif : La première version de cet article parlait de l’ouverture de es Deux maries en janvier dernier. Il s’agissait en fait d’une reprise par une nouvelle administration du commerce établi depuis une vingtaine d’années. Toutes nos excuses.]

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