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Le défi de la préservation du patrimoine

Culture, Immobilier
La réglementation d’urbanisme en vigueur sur le Plateau exige la préservation des composantes architecturales ou le retour aux caractéristiques d’origine lors de travaux.
La réglementation d’urbanisme en vigueur sur le Plateau exige la préservation des composantes architecturales ou le retour aux caractéristiques d’origine lors de travaux. (Photo : Simon Van Vliet)

Nous revenions la semaine dernière sur un débat sur le patrimoine urbain qui demeure d’une grande actualité.

Le débat, tenu dans le cadre de la conférence de l’Association of Critical Heritage Studies il y a deux semaines, portait notamment sur les mécanismes de protection et de préservation du patrimoine.

Des outils pour protéger le patrimoine bâti

Entre 1975 et 2000, plus de 20 000 bâtiments ont été détruits, rappelle le directeur des politiques d’Héritage Montréal, Dinu Bumbaru. Des normes très strictes mises en place depuis protègent désormais quelque 60 000 bâtiments du Plateau contre les démolitions ou les transformations, avance le maire d’arrondissement Luc Ferrandez qui souligne que la réglementation d’urbanisme en vigueur exige la préservation des composantes architecturales ou le retour aux caractéristiques d’origine lors de travaux.

« Pour nous, ça ne se négocie pas », tranche-t-il. Le Plateau a d’ailleurs été le premier arrondissement à forcer la restauration d’un bâtiment d’intérêt patrimonial, il y a quelques années. La maison victorienne située à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de l’avenue des Pins, racheté et restauré depuis par le lunettier Harry Toulch, « menaçait carrément de s’effondrer », rappelle le conseiller Alex Norris sur sa page Facebook. Ce succès qui « représente un précédent notable dans la lutte contre la démolition par négligence » selon Héritage Montréal, fait d’ailleurs l’objet d’une fiche d’information sur la plateforme H-MTL.

Et le patrimoine naturel?

Selon Dinu Bumbaru, les espaces naturels préservés au cœur des villes représentent des ensembles patrimoniaux importants qui ont longtemps été négligés. « On a confondu la notion de patrimoine naturel avec celle de réserve naturelle », avance-t-il en ajoutant que ce sont des mobilisations citoyennes qui ont été à l’origine de la sauvegarde du site du Mont-Royal et de sa désignation comme site patrimonial.

Les défenseurs du patrimoine naturel s’inquiètent d’ailleurs de plusieurs projets de développement en cours sur la montagne, dont le controversé projet d’aménagement d’un terrain synthétique multisport au parc Rutherford et le projet critiqué de legs du 375e sur le Mont-Royal.

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