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Les Nuits d’Afrique s’emparent de Montréal

Culture
Tiken Jah Fakoly au Métropolis pour l'édition de 2014 (photo : M. Belmellat)
Tiken Jah Fakoly au Métropolis pour l’édition de 2014 (photo : M. Belmellat)

Le Festival international des Nuits d’Afrique est de retour et célèbre ses 30 ans cette année. Du 12 au 24 juillet, le festival fait découvrir aux Montréalais les différents courants de la musique du monde. Plusieurs dizaines de spectacles sont proposés à la Place des Arts et dans différentes salles du Plateau.

Au commencement était le Balattou

Deux ans après l’ouverture du fameux club sur Saint-Laurent, son fondateur Lamine Touré, secondé par l’actuelle directrice du festival, Suzanne Rousseau, lance en 1987 la première édition des Nuits d’Afrique au Balattou.

L'affiche du festival international des Nuits d'Afrique

L’affiche du festival international des Nuits d’Afrique.

« J’étais très jeune : je n’ose pas dire fonder, mais j’ai fait partie de l’aventure dès le début, à partir de l’ouverture du Balattou en août 1985 », se souvient celle qui porte aujourd’hui le flambeau des Nuits d’Afrique. « Ça a été une grande école pour moi ».

La recette du festival, c’est celle du Balattou : « C’est le Balattou agrandi : le bouillonnement artistique et culturel vient de là! », répète-t-elle. Proximité, inclusion, richesse et diversité musicale sont les maîtres mots pour la native de Trois-Rivières, charmée dès ses premiers séjours dans le Montréal des années 80 par le côté multiculturel de la ville.

Précurseur en Amérique du Nord

En 1987, le terme « musique du monde » vient à peine d’émerger dans le milieu. C’est donc tout naturellement que le Festival et le Balattou se positionnèrent alors en pionnier et participèrent grandement à la diffusion d’un genre musical en pleine effervescence.

« Des artistes habitués de jouer devant des stades pleins dans leur pays d’origine venaient se produire au Balattou face à une centaine de personnes! Loin de l’Afrique et de l’Europe, nous étions dans cette mouvance, en avance sur tout ce qui se passait. Les Youssu N’dour et Salif Keita n’étaient pas connu à l’international à l’époque », raconte Suzanne Rousseau.

Admiral-T en plein concert à la Place des Arts (photo : M. Belmellat)

Admiral-T en plein concert à la Place des Arts (photo : M. Belmellat)

Programmation foisonnante et éclectique

Depuis ses débuts, le festival a tenu à représenter toutes les différentes nuances des musiques du monde. Un point commun : l’Afrique : « Ces musiques qui ont voyagé : antillaises, caraïbes, cubaine, brésilienne, latino-américaine; toutes font partie de la programmation depuis la première édition. »

Afin de souligner cette diversité, le festival propose 8 séries de spectacles célébrant toutes les tendances des musiques du monde. Un détour par la série « Révélation » permettra d’entendre les nouvelles sonorités des musiques du monde.

Succès mérité

Aujourd’hui visité plus de 500 000 visiteurs par année, le festival est devenu une étape incontournable de l’été montréalais. Trente années de travail, avec toujours en tête une volonté de faire un festival pour tous, sont à l’origine de ce succès. « Et ça se voit même dans les publics mélangés qui viennent au festival. On voit toutes sortes de personnes, pas juste l’Afrique. Chacun y trouve son goût! »

Le côté rassembleur, inclusif, multigénérationnel a conquis le public montréalais. « Des parents me répètent souvent : “Le Festival, c’est une des rares occasions où mon fils, ma fille et moi nous dansons sur la même musique” », confie Suzanne Rousseau.

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Plus d’information sur la page du festival. Et, pour se mettre en bouche, une compilation pour la 30e édition :

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