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Musiques électroniques à souhait au MEG

Culture
Salut C’est cool, groupe français versé dans l’auto-dérision en tête d’affiche du festival MEG, du 21 au 31 juillet © Hervé Lassince

Le Festival Montréal Electronic Groove (MEG) est de retour cette année pour une 18e édition. Du 21 au 31 juillet, le festival viendra présenter les nouveaux talents de la musique électronique d’ici et d’ailleurs dans différentes salles du Plateau et à la SAT.

« Ta playlist de demain, aujourd’hui devant toi »

Mustapha Terki, cofondateur du MEG en 1999, est particulièrement fier du slogan. « C’est difficile de résumer dix-huit ans de travail en quelques mots. Mais je pense qu’avec ce slogan, on l’a notre signature! À elle seule, cette phrase explique notre démarche artistique », raconte-t-il.

Depuis sa création, le festival arrive chaque année avec une programmation audacieuse : artistes locaux et internationaux en train de percer, mais toujours inconnus du grand public. « Justice est passé par le MEG en 2005, avant d’atteindre la renommée mondiale trois ou quatre années après. De même, nous avons invité le jeune artiste Fakear l’année passée. Aujourd’hui, il se produit à Osheaga [ndj : le plus gros festival de ce genre en terme d’influence]. »

Il s’agit alors de pousser ces artistes prometteurs auprès des festivaliers. « Je suis partisan de taper toujours sur le même clou : promotion, développement, promotion, développement. Mais, c’est difficile. Comme nos artistes ne sont pas des mégas têtes d’affiche, il y a tout un travail de base à faire. »

Au commencement était le gouvernement québécois 

En 1999, alors qu’il travaillait au festival du Printemps de Bourges en France, Mustapha Terki est tombé sur un autre Printemps, celui du Québec à Paris, initié par le ministère des Relations internationales sous le gouvernement Bouchard.

« Avec des amis, nous nous sommes dit qu’il devait y avoir quelque chose à faire avec Montréal. Nous avons commencé à amener des artistes montréalais à Paris. Puis nous avons présenté le MEG à Paris et à Montréal trois années de suite, à deux mois d’écart. Nous voulions offrir ce qu’il y avait de plus contemporain. »

Montréal et sa recette gagnante

« Quand on me demande s’il y a un son montréalais, je dis surtout qu’il y a une attitude. Ville ouverte sur le monde, sur la prise de risque dans les arts, c’est un terreau des plus fertiles pour n’importe quel artiste. »

C’est donc cette fraicheur et cette créativité qui font que Montréal est une des plus grandes métropoles culturelles d’Amérique du Nord. « Quand une ville n’est pas trop chère, les artistes sont là, ils peuvent y vivre, il y a de la créativité. Si les villes deviennent trop chères, les artistes partent. Pour l’instant Montréal ça va. Garder ces artistes et cette accessibilité, c’est fondamental. » Au risque de tomber dans les griffes d’un processus d’embourgeoisement qui viderait la ville de son âme artistique.

Ateliers ludiques pour familles

En parlant d’accessibilité, le festival organise le MINI-MEG, destiné aux jeunes enfants et aux familles afin d’apprendre de manière ludique sur les mystères du mixage de son et d’image. L’évènement a lieu de 15 h à 17 h le samedi 23 juillet, au Divan Orange.

Pour la billetterie, c’est ici. Avec une passe à 50 $ et des spectacles allant de 10 $ à 25 $, le MEG est un des festivals de musiques électroniques les plus accessibles.

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Les spectacles où Pamplemousse va aller faire un tour :

Salut C’est cool : de la techno baignée dans l’autodérision

(photo : Hervé Lassince)

Nomadic Massive : hip-hop polyglotte

(Photo : gracieuseté du festival)

(photo : gracieuseté du festival)

Ryan Playground : pour dire « je l’ai vu », quand elle sera célèbre

© Rupert Lamontagne

(photo : Rupert Lamontagne)

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