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Tournée des crèmeries du Plateau avec La Fille du Laitier

Culture
Les comédiennes de La Fille du Laitier lors d'une représentation de la pièce Caisse 606
Les comédiennes de La Fille du Laitier lors d’une représentation de leur pièce « Caisse 606 » (photo : Caroline Bélanger)

La troupe de théâtre La Fille du Laitier fait le tour des crèmeries du Plateau avec son camion-scène et son théâtre d’objets. Héritiers de la mythique Roulotte de Paul Buissonneau, les comédiens amènent leur théâtre de rue aux passants et riverains avec la pièce Caisse 606.

Créée en avril 2015, la compagnie présente chaque mercredi, à 19h et 20h, et jusqu’au 17 août, la « run de lait », une série de représentations gratuites de sa production Caisse 606 devant plusieurs crèmeries du Plateau. Rencontre avec Marie-Hélène Bélanger, comédienne et directrice générale de la Fille du Laitier, à l’occasion de la prochaine représentation devant le Péché Glacé, sur l’avenue du Mont-Royal.

Pierre de Montvalon : De quoi traite votre pièce Caisse 606?

Marie-Hélène Bélanger : Comme le théâtre de la Pire Espèce qui a présenté son spectacle Ubu on the table au FRINGE, nous faisons du théâtre d’objets avec beaucoup de paroles.

Pour Caisse 606, on parle de la routine de deux caissières qui répètent le sempiternel « Bonjour ! Un sac? Au revoir ! » Ces caissières-là ressentent le besoin de s’échapper dans leur imaginaire. Et grâce à ça, débute le théâtre d’objets.

C’est très beckettien : absurde, avec quelque chose de répétitif, de l’ordre de la routine. Le thème du recommencement est très présent, ainsi que les jeux de mots. Les sonorités rebondissent les unes sur les autres.

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Le camion ouvrant de La Fille du Laitier (photo : Caroline Bélanger)

D’où vient le concept de livraison théâtrale?

Le théâtre est notre passion et nous avons à cœur de partager notre art. C’est assez frustrant qu’il n’y ait pas tant de gens qui y vont, pour toutes sortes de raisons : trop tard, trop cher ou trop compliqué.

Quand on est dans la rue, il y a beaucoup de personnes qui sont surpris et impressionnés. Le théâtre dans la rue, c’est pour donner des petites bouchées, des échantillons de théâtre à ces gens là qui ne vont pas souvent -voire jamais- dans les salles. Une manière de l’apporter sur un plateau d’argent.

La Fille du Laitier, lors du Fringe 2016 au Parc des Amériques (photo : Caroline Bélanger)

Avec le camion qui se transforme en scène?

J’aimerais ça que ça soit un Transformer! Ce qui est génial, c’est qu’une grosse partie s’ouvre. Nous pouvons aussi faire nos spectacles en circuit fermé. Pas besoin de nous brancher !

Le camion fait de la livraison-théâtre à Montréal, aux alentours et j’aimerais ça l’emmener jusqu’à Québec et les régions autour. Mais je ne m’aventurerais pas plus loin avec, même si nous avons présenté nos spectacles dans les deux langues dans d’autres villes du Canada.

C’est un théâtre impromptu!

C’est pour ça que je veux être dehors! C’est un défi pour nous, mais aussi pour le public par un effort de concentration. C’est ça que je veux occasioner : la surprise de tomber sur du théâtre.

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La Fille du Laitier en représentation sur la rue Saint-Denis (photo : Hélène Vallès Photographie)

Lors d’une représentation, un électricien revenant de la job est venu s’installer avec tous ses outils. Il y avait un monsieur itinérant qui nous répondait. On avait toutes sortes de personnes, enfants, adultes, travailleurs, et ce monsieur itinérant un peu chaud. Il est venu nous parler après : il voulait ramener du monde pour la semaine d’après. Il fait maintenant parti du processus théâtral!

À retrouver chaque mercredi soir devant une crèmerie du Plateau ! Pour le calendrier, c’est ici.

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