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Fresques nocturnes: une rencontre entre performance artistique et festivité

Culture
Un groupe de 27 artistes a réalisé des fresques nocturnes sur l’avenue du Mont-Royal, vendredi dernier. (photo : Maude Petel-Légaré)
Un groupe de 27 artistes a réalisé des fresques nocturnes sur l’avenue du Mont-Royal, vendredi dernier. (photo : Maude Petel-Légaré)

À l’occasion de Fresques nocturnes, l’avenue du Mont-Royal s’est transformée en réel terrain de jeu créatif où séances de bodypainting, sérigraphie et fresques étaient de mise.

Le 26 août dernier, à 21 h précise, 27 artistes maniés de leur pinceau ont attaqué l’Avenue. Curieux, les passants qui se promenaient de l’ouest à l’est de la rue ont contourné les œuvres qui étaient en cours pour contempler les diverses performances artistiques qui avaient lieu en même temps.

(photo : Maude Petel-Légaré)

(photo : Maude Petel-Légaré)

Selon Richard Suicide, bédéiste qui participait pour la onzième fois à cet évènement, la réalisation en direct sollicite les artistes tout comme le public. Pour sa part, c’est la spontanéité qui l’attire chaque année. « C’est créatif et en plus ça permet de sortir de son atelier », explique-t-il. Pour Vincent Giard, aussi bédéiste, c’est plutôt une fête agréable qui donne lieu à la rencontre de nouvelles personnes et à la réalisation d’un projet commun. « C’est comme le petit bout de l’iceberg de ma pratique culturelle qui est un peu épaulé par l’arrondissement », révèle-t-il, pinceau à la main.

Richard Suicide en était à sa onzième participation cette année. (photo : Maude Petel-Légaré)

Richard Suicide en était à sa onzième participation cette année. (photo : Maude Petel-Légaré)

Vincent Girard, un des 27 artistes ayant participé à Fresques nocturnes. (photo : Maude Petel-Légaré)

Vincent Girard, un des 27 artistes ayant participé à Fresques nocturnes. (photo : Maude Petel-Légaré)

Un évènement qui mène à la rencontre

Bien que Fresques nocturnes met de l’avant l’art et la performance, d’après Richard Suicide, il permet aussi d’établir un réel contact avec la foule. « Les gens sont intéressés par ce qu’on fait. Ils viennent à nous et nous posent pleins de questions », expose-t-il, en se faisant interrompre par un passant qui s’interroge sur le projet en cours.

Pour le collectif Skinjackin, un regroupement de « pirates » illustrateurs, peintres, tatoueurs et graphistes qui effectue du bodypainting, aller à la rencontre du public fait partie de leur mission. « On veut créer une symbiose avec nos “victimes” (nom qui est attribué aux personnes qui se font peinturer la peau) pour qu’ils puissent vivre une nouvelle expérience artistique », met de l’avant la Capitaine du collectif, Maylee K.O. Selon elle, des évènements comme tels qui font la promotion d’artistes locaux favorisent la création d’une communauté artistique montréalaise. « L’ambiance est familiale. Ça nous permet de découvrir la relève et de passer un bon moment ensemble », exprime la Capitaine.

La Capitaine de Skinjackin, Maylee K.O. (photo : Maude Petel-Légaré)

Maylee K.O, Capitaine de Skinjackin, collectif d’artistes qui ont fait des séances de bodypainting gratuites au cours de la soirée. (photo : Maude Petel-Légaré)

Et une victime de Skinjackin! (photo : Maude Petel-Légaré)

Et une victime de Skinjackin! (photo : Maude Petel-Légaré)

Et à la découverte

Au cours de la soirée, les Montréalais ont non seulement pu faire la découverte de concepts artistique comme le bodypainting, mais ils ont aussi pu lever le voile sur la sérigraphie. Simon Laliberté, propriétaire de l’Atelier BangBang, qui combine design et sérigraphie, apprécie cette accessibilité rendue au public. « Je fais découvrir la sérigraphie aux citoyens, qui est pourtant une technique d’imprimerie qui existe depuis toujours, mais qui a été longtemps oubliée », énonce-t-il. Doté d’un atelier mobile de sérigraphie situé à deux pas de la rue Saint-Hubert, il a réalisé des t-shirts comportant quatre œuvres des 27 artistes qui peinturaient sur l’avenue.

Simon Laliberté, propriétaire de l’Atelier BangBang, une combinaison de design et de sérigraphie. (photo : Maude Petel-Légaré)

Simon Laliberté, propriétaire de l’Atelier BangBang, une combinaison de design et de sérigraphie. (photo : Maude Petel-Légaré)

Les cadres avec les pochoirs représentant quatre oeuvres (il est seulement possible de voir trois des quatre sur la photo) réalisées dans le cadre de Fresques nocturnes. (photo : Maude Petel-Légaré)

Les cadres avec les pochoirs représentant quatre oeuvres (il est seulement possible de voir trois des quatre sur la photo) réalisées dans le cadre de Fresques nocturnes. (photo : Maude Petel-Légaré)

Organisé dans l’esprit du festival Réappropriation urbaine (RU), la rue Mont-Royal était en pleine effervescence artistique. Accompagné du DJ SATORI et d’un bar pour les assoiffés de l’art urbain, la soirée s’est déroulée dans une ambiance festive.

Galerie photo (cliquez sur une image pour l’agrandir).

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