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La vente du chalet: « Tout va bien aller! »

Immobilier, Commandité
Avant de vendre son chalet, les conditions de la vente importent tout autant que le prix. Notre photo: vue du mont Legault, à Sainte-Lucie, dans les Laurentides. (Photo: Stéphane Desjardins)
Avant de vendre son chalet, les conditions de la vente importent tout autant que le prix. Notre photo: vue du mont Legault, à Sainte-Lucie, dans les Laurentides. (Photo: Stéphane Desjardins)

Vous avez un acheteur pour votre chalet. Le rendez-vous chez le notaire est déjà fixé. Vous vous dites que tout va bien aller… jusqu’à ce que ça dérape joliment!

« Tout va bien aller » : c’est ce que vient de me dire un de mes amis, il y a quelques jours.

Le prix de la promesse de vente est accepté et les seules conditions sont :

1) l’inspection de la maison;

2) l’obtention de l’hypothèque.

Mon ami m’a glissé, satisfait : « Il n’y a pas de problème! C’est un couple de gens âgés qui réalise son rêve. »

Tant mieux! Nous sommes le 2 août et la signature du contrat est prévue pour le 20 décembre, le même jour que la date d’occupation!

Du même souffle, mon ami a rajouté : « J’ai déjà contacté un antiquaire pour mes meubles et un libraire pour mes livres. » En effet, son condo du Plateau ne peut pas contenir tous ses meubles, livres, appareils ménagers, lits, tondeuse, etc.

Je lui ai souhaité bonne chance en me disant, intérieurement, que je ne devrais pas m’en mêler. Car il est un peu tard. Je n’aimerais pas émettre un commentaire qui pourrait affecter la transaction. Tout devrait bien aller, comme dans la majorité des cas. Mais.

Mais j’aurais aimé qu’il m’en parle un peu avant de tout ficeler. Je lui aurais donné quelques petits trucs comme de fixer le rendez-vous chez le notaire le 20 octobre ou le 20 novembre… en conservant comme date d’occupation pour l’acheteur le 20 décembre. En notariant le 20 octobre, le vendeur dispose de deux mois pour vendre les meubles et déménager en toute tranquillité.

Le vendeur aurait eu l’argent dans ses poches et, pour les deux mois d’occupation d’ici le 20 décembre, il aurait pu offrir à l’acheteur un ajustement de prix de 2 000$, à titre de compensation. Car c’est le nouveau propriétaire qui paie taxes, chauffage, électricité, etc.

Que peut-il bien arriver durant ces trois mois?

1) l’acheteur peut tomber malade;

2) sa femme peut avoir un accident;

3) l’acheteur peut subir un revers financier;

4) son enfant revient à la maison;

5) etc.

Qu’est-ce qui va arriver à l,acheteur s’il vide la maison complètement pour le 20 octobre ou le 20 novembre et qu’un sérieux imprévu survient entretemps, qui fait en sorte d’annuler la vente?

La valeur d’une maison vide est-elle la même qu’une maison meublée? On y voit tout : la peinture des murs derrière la bibliothèque ou les cadres disparus, le tapis défraîchi, etc. Il y manque l’ambiance et ça compte beaucoup!

Un chalet vide peut-il se vendre 25 000$ de moins avec un autre acheteur? Et trouver cet acheteur peut-il prendre des mois? Ça s’est déjà vu.

Vente

Quand on vend sa propriété, deux aspects l’emportent sur les autres considérations, qui sont aussi importants l’une que l’autre :

1) le prix;

2) les conditions.

En passant, l’histoire qui inspire ce texte est véridique. Mais tout s’est finalement bien passé!

Cette chronique est inspirée du site Internet OKcondo.net.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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