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Mine d’or à la Maison de la culture

Culture, Histoire
Le pensionnat Saint-Basile où se situe la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal (photo d'archive)
Le pensionnat Saint-Basile où se situe la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal (photo d’archive)

On ne se le répète pas assez : d’année en année, la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal offre une programmation toujours très étoffée. Celle de 2016/2017 n’y coupe pas : spectacles pour petit et grands, expositions d’artistes émergents ou établis, tous et toutes gratuits.

Terreau fertile pour découvertes en tout genre

La Maison de la culture du Plateau Mont-Royal offre à chaque saison une centaine de spectacles et d’expositions, dont 45 pour cet automne. «  Notre programmation se distingue ici beaucoup par la découverte, la création. Grâce à notre salle de petite dimension, nous pouvons vraiment faire des expériences » explique Joanne Germain, agente culturelle pour la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal.

La prochaine en date ? Le spectacle pour enfants Jérémie a un lion, produit par le Théâtre Tortue Berlue et présenté dans un autobus scolaire, à la fois salle et décor. « C’est tellement important de donner de l’art aux enfants ! D’autant plus que nous avons ici au Québec parmi les meilleurs créateurs au monde ! »

Un samedi après-midi sur deux est dédié au programme jeunesse. Et qui dit spectacle pour enfants dit parents pas très loin : « Des parents vont venir pour leur enfant alors qu’ils ne viendraient pas pour eux-même – qu’est-ce qu’on ne fait pas pour nos enfants -. Ils découvrent alors autant que leur progéniture! C’est une façon d’aller chercher du public, d’aller rejoindre plus de monde. »

Le mot maison vient alors prendre tout son sens : « Il correspond vraiment à notre approche. Une famille, une maison, je trouve ça très beau » confie t-elle.

Faille, un spectacle de danse contemporaine présenté le 8 septembre (photo : Claudia Chang Tak)Faille, un spectacle de danse contemporaine présenté le 8 septembre (photo : Claudia Chang Tak)

Faille, un spectacle de danse contemporaine présenté le 8 septembre (photo : Claudia Chang Tak)

Trente années à la rencontre de son quartier 

Le réseau des Maisons de la culture a vu le jour en 1980 alors que Montréal était à l’époque une toute autre ville. « La culture était quasi inexistante ! » se souvient Joanne Germain. Située dans l’ancien pensionnat Saint-Basile, celle du Plateau ouvre ses portes en 1984. « Trente-deux ans qu’elle est implantée dans le quartier ! »

Alors que la Place des Arts concentre une grande partie de l’offre culturelle de l’époque, le réseau des Maisons de la culture vient à la rencontre des citoyens.Il s’agit alors à l’époque de démocratiser la culture et de la rendre accessible dans plusieurs quartiers de la ville. Bibliothèque et maison de la culture ne font qu’un afin de « participer à la diffusion du livre et des arts vivants dans un seul lieu  », explique Joanne Germain.

Et ce, avec deux maîtres mots : proximité et gratuité. « C’est près des gens et c’est gratuit. »

Crudités, une pièce de théâtre présentée dans le cadre de la série "Voix de femmes" (crédit : gracieuseté de la maison de la culture)

Crudités, une pièce de théâtre présentée fin novembre dans le cadre de la série « Voix de femmes » (crédit : gracieuseté de la maison de la culture)

… et aujourd’hui extrêmement sollicité

Dans un de nos précédents articles, Dominique Sarrazin, artiste vivant et travaillant sur le Plateau pointait du doigt la difficulté d’exposer dans le réseau des Maisons de la culture.

« Nous recevons une cinquantaine de projets par mois. C’est énorme! » Joanne Germain ne croit pas à cette difficulté d’accès mais souligne l’importante sollicitation du réseau par les artistes. « Nous ne pouvons pas exposer ou produire tout le monde. Dans nos choix, nous essayons de montrer un panorama de ce qui se fait à Montréal ».

Et c’est cela qui fait la richesse de la Maison de la culture selon elle. « Le mélange des genres fait que les gens sont surpris, étonnés et ouverts. Artistes de toutes les générations, homme ou femme, à la pratique plus conceptuelle, ou plus conventionnelle, un seul critère dirige notre sélection : la qualité et la richesse du travail de l’artiste, tout en étant équitable »

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