Publicité

Quand la gastronomie africaine rencontre le Québec

Économie
Les deux propriétaires du Virunga, Zoya de Frias Lakhany (à gauche) et sa mère Maria Josée de Frias (à droite). (photo : Maude Petel-Légaré)
Les deux propriétaires du Virunga, Zoya de Frias Lakhany (à gauche) et sa mère Maria Josée de Frias (à droite). (photo : Maude Petel-Légaré)

Le Virunga, restaurant aux couleurs africaines, a ouvert ses portes en juin 2016. Situé au 851, rue Rachel Est, il harmonise diverses traditions culinaires et fait la promotion de la culture africaine actuelle.

Zoya de Frias Lakhany (à gauche) s’occupe de la gestion du restaurant et sa mère Maria Josée de Frias (à droite) s’occupe de la gastronomie. (photo : Maude Petel-Légaré)

Zoya de Frias Lakhany (à gauche) s’occupe de la gestion du restaurant et sa mère Maria Josée de Frias (à droite) s’occupe de la gastronomie. (photo : Maude Petel-Légaré)

Zoya de Frias, jeune entrepreneure, et sa mère Maria Josée de Frias, chef cuisinier, sont propriétaires du restaurant. D’origine congolaise, cette famille a vécu en Belgique et réside au Québec depuis maintenant neuf ans. Avec un esprit créatif, elle apporte de nouvelles saveurs à la sphère culinaire de Montréal en offrant des plats traditionnels africains.

« On s’est dit que ce serait bien de faire découvrir les spécialités de chez nous tout en utilisant des produits d’ici », confie Zoya. C’est pour l’esprit de communauté et pour son accueil chaleureux qu’elle et sa mère ont décidé de s’installer sur le Plateau Mont-Royal. « C’est un quartier multiculturel et les résidents sont curieux de découvrir les saveurs exotiques qu’on peut leur offrir », observe-t-elle en énumérant les restaurants afghan, français, italien, portugais et québécois avoisinant le leur.

« Virunga, vivons en harmonie! »

Le Virunga, qui signifie « volcan » en Congolais, est aussi un parc national délimité par l’Ouganda, le Rwanda et le Congo, trois États où l’on retrouve actuellement des troubles politiques et sociaux. « Si ces trois pays se parlaient, on pourrait avoir quelque chose de merveilleux, on pourrait vivre en harmonie, relate Zoya. C’est ce qu’on veut traduire dans notre cuisine en mélangeant des spécialités de diverses nations africaines dans le même plat. »

(photo : Maude Petel-Légaré)

(photo : Maude Petel-Légaré)

Cette philosophie qui lui tient à cœur est aussi imprégnée dans leur nouveau lieu d’adoption; le Québec. Le restaurant offre des produits africains tout comme québécois et conçoit des assiettes « mixtes » comme de la poutine à l’africaine où les frites sont remplacées par du manioc, un produit alimentaire subsaharien. « On achète des ingrédients d’ici et on les prépare à la manière africaine. Sinon, on prend des plats québécois et on y ajoute une touche personnelle », explique l’entrepreneure. Cette façon de faire est directement liée à leur vision d’un possible univers en bonne entente. « On désire rassembler, on veut montrer au monde entier et à notre communauté qu’on peut vivre ensemble tout en valorisant chacune des spécialités qu’un pays peut offrir », exprime-t-elle.

Défier l’image populaire

Bien que passionnées par la gastronomie, Zoya et sa mère visent à défier l’image populaire de l’Afrique actuelle. « C’est vrai qu’il y a la pauvreté, mais il n’y a pas juste ça. On a un patrimoine florissant et la majorité des gens ne le savent pas, témoigne cette femme du Monde. La culture a évolué, d’où l’importance de projeter cette nouvelle image africaine, qui est pourtant la réalité d’aujourd’hui ». C’est par la richesse des plats tout comme par les œuvres d’art moderne affichées dans le restaurant qu’elles tentent de changer la perception « traditionnelle » à l’égard de ce continent. À long terme, elles espèrent devenir une référence en ce qui a trait de la cuisine africaine et de pouvoir offrir un plus grand nombre de produits de spécialités.

Des œuvres d’art africaines contemporaines sont affichées à l’intérieur du restaurant et visent à promouvoir la culture africaine « d’aujourd’hui ». (photo : Maude Petel-Légaré)

Des œuvres d’art africaines contemporaines sont affichées à l’intérieur du restaurant et visent à promouvoir la culture africaine « d’aujourd’hui ». (photo : Maude Petel-Légaré)

Ouvert du mardi au samedi, elles prévoient modifier leur carte semestriellement et d’organiser des évènements musicaux pour continuer à embrasser la culture africaine d’aujourd’hui.

Vos commentaires
loading...