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Travail Sans Frontières, une mission sociale dans un environnement sain

Environnement
La façade du bureau Travail Sans Frontières. Le panneau d’aluminium est fait de matériau recyclé. (photo : Maude Petel-Légaré)
La façade du bureau Travail Sans Frontières. Le panneau d’aluminium est fait de matériau recyclé. (photo : Maude Petel-Légaré)

Travail Sans Frontières, un organisme qui épaule la recherche d’emploi, s’apprête à recevoir la certification LEED Or, un système de normalisation à caractère environnemental de renommée internationale, pour les nouveaux locaux où ils ont emménagé en février.

Situé au 4535, boulevard Saint-Laurent et existant depuis plus d’une vingtaine d’années, l’organisme Travail Sans Frontières (TSF) vient en aide aux personnes en recherche d’emploi par le biais d’ateliers et de programmes d’accompagnement. Autrefois connu sous le nom de Programme d’Organisation au Travail, il s’est réinventé en 1991 pour offrir un service encore plus spécialisé. « C’est à la suite de grandes difficultés en ce qui concerne le placement des immigrants qu’on a mis sur pied la fondation. C’était vraiment pour interpeler les entreprises », explique le directeur de l’organisme, Gérard Henry. Six services variés adaptés à une population ciblée selon leur historique de travail sont offerts gratuitement. « Le programme MotivAction va réorienter les jeunes qui ont un historique scolaire non complété pour leur permettre d’avoir accès à une expérience professionnelle tandis que le projet Essor va guider des travailleurs du milieu artistique et culturel qui sont actuellement en période de réorientation », décrit la responsable des programmes, Christelle Lebourgeois.

Le directeur de Travail Sans Frontières Gérard Henry (centre) accompagné de la responsable des programmes Christelle Lebourgeois (gauche) et de l’agente de liaison (droite) Hélène Koukébéné. (photo : Maude Petel-Légaré)

Le directeur de Travail Sans Frontières Gérard Henry (centre) accompagné de la responsable des programmes Christelle Lebourgeois (gauche) et de l’agente de liaison (droite) Hélène Koukébéné. (photo : Maude Petel-Légaré)

Un modèle vert sur le Plateau

Tout au long de la construction du bureau de TSF, le modèle LEED a servi de point de repère. Le LEED, un acronyme pour « Leadership in Energy and Environmental Design » en anglais, est un système de normalisation qui évalue les bâtiments selon des critères liés à l’environnement. Celui-ci se partage en plusieurs catégories, du plus faible au plus écologique. TSF vise à acquérir la certification LEED Or qui se trouve en deuxième position, derrière le niveau Platine. « Pour être LEED Or, il faut cumuler 50 points, et nous en avons 54 », révèle fièrement Gérard Henry. Tout le processus de conception du bâtiment a été dirigé en fonction de l’archétype demandé. Par exemple, ils ont eu recours à des matériaux recyclés et à des innovations vertes. « Notre bureau a été construit à l’aide de béton, une masse thermique qui accumule la chaleur. Cela permet de consommer moins d’électricité », expose le directeur de la fondation.

Une économie à long terme

C’est pour des raisons économiques que TSF a changé d’emplacement. « Le loyer était de 260 000 $ par année et ça faisait dix ans qu’on prévoyait un projet d’une telle envergure », justifie Gérard Henry. La construction de ce bâtiment vert, qui a coûté 3,8 millions, a été parrainée par le gouvernement du Québec grâce à un financement représentant 60 % des coûts. Construire leur bureau d’une façon écologique était une priorité pour l’organisme, même si cela avait un prix. « C’est sûr que la construction LEED coûte un peu plus cher, précise-t-il. Mais une construction “normale” aurait quand même signifié une dépense de 3,3 millions, alors on n’est pas perdant. »

Pour l’organisme, être propriétaire de son propre bureau vert était un investissement de haute nécessité. « C’est important de mettre les jeunes dans une perspective d’avenir, commente Gérard Henry. On prévoit être ici encore 15-20 ans et l’on veut avoir un mode de vie sensible à l’environnement. »  Ce nouveau bureau leur permet de vivre dans un espace de travail sain. « Le plus important c’est que l’individu qu’on reçoit soit à l’aise et heureux et qu’on puisse l’acheminer vers l’autonomie. Avec notre maison verte, on lui permet d’être encore mieux », conclut-il.

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