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Rentrée universitaire pour Upop

Culture, Santé, Vie de quartier
(photo : gracieuseté de l'organisme)
(photo : gracieuseté de l’organisme)

C’est la septième rentrée pour le collectif Upop. Dans la ligne des universités populaires européennes, l’organisme propose des séries de cours gratuits et pour tous dans des bars et cafés.

Partager la connaissance

Entièrement constitué de bénévoles, Upop est un mini-mouvement de partage citoyen des connaissances et du savoir. « C’est à dire, favoriser le développement de l’esprit critique au sein de la population, amener les personnes à se questionner et à remettre en question » détaille Nicolas Calvé, membre du comité organisateur.

Le collectif propose plusieurs séries de cours aux domaines variés. Biologie, identité collective, autogestion, sociologie, culture pop, libre-échange seront les thèmes traités cette saison. Le collectif ne se borne pas aux conférences en sciences sociales. « Nous sommes dans une perspective humaniste, très large, sans chapelle ni dogme, et sans programme précis. » ajoute t-il. Un but : « être le mieux armé possible » contre les poncifs, les idées reçues, les préjugés.

Le concept des universités populaires n’est pas récent. Le XIXè siècle voit apparaître ce genre d’institutions dans les pays scandinave puis se développer et s’implémenter un peu partout en Europe, notamment en France, grâce au soutien des milieux politiques et intellectuels. Elles forment aujourd’hui un solide réseau. Au Québec, une initiative d’éducation populaire a vu le monde suite aux grèves étudiantes de 2007 : l’université populaire à Montréal (UPAM). Mais cela reste « très modeste » selon Nicolas Calvé.

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(photo : gracieuseté de l’organisme)

La convivialité, formule gagnante

Tous les cours proposés par l’Upop auront lieu dans différents bar ou cafés de Montréal dont plusieurs séries sur le Plateau. « Nous, de notre côté, l’aspect convivialité est très important. Les gens écoutent le professeur pendant une heure avant d’échanger avec celle ou celui-ci autour d’une bière. » Chaque série comporte 4 séances qui se tiennent aux deux semaines. Le lancement de

« Nous nous adonnons à quelques expérimentations. Le théâtre La Chapelle a accueilli la saison passée une série de conférences sur la dimension politique de la musique classique à différentes époques. » Cette année, comics et autres objets de la culture pop seront abordés au théâtre dans une formule 5 à 7.

D’autres organismes proposent ce genre de conférences. Les Belles Soirées de l’Université de Montréal sont généralement offertes – contre participation modique – par un professeur devant un auditorium de plusieurs centaines de personnes. « C’est très officiel » rajoute Nicolas Calvé.

Un trop beau concept ?

Les initiatives d’éducation populaire faillent-elles à leur mandat principal ? Selon M. Calvé, les participants aux cours de l’Upop restent des personnes assez éduquées. « Par manque de ressources, nous n’avons ni l’énergie ni l’argent pour élaborer des programmes systématiques et organisés.» Aller rejoindre un public qui n’a pas déjà accès à cette forme de culture reste donc un défi.

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