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La vénérable eau-de-vie appelée whisky

Culture, Commandité
Julien Bourret-Forest, le conférencier derrière L'Homme qui parle whisky. (Photo: courtoisie)
Julien Bourret-Forest, le conférencier derrière L’Homme qui parle whisky. (Photo: courtoisie)

Le whisky est une des plus anciennes boissons qui soient. Elle se confond avec l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui, le whisky est une eau-de-vie sophistiquée, qui se décline en arômes subtils, provenant de partout dans le monde.

Le mot « whisky » vient du celtique uisge, ou « eau ». Ses origines remontent à celles de l’humanité elle-même, car pour produire du whisky, il faut distiller des moûts de céréales fermentés, généralement de l’orge, du seigle ou du maïs. Or, le procédé de distillation remonte à la Mésopotamie (l’Irak actuel), 2000 ans avant notre ère. Puis, les Égyptiens, reconnus pour le Khôl, un maquillage pour les yeux qu’ils produisaient grâce à un procédé de distillation (d’où le mot « alcool »), ont perfectionné le procédé de fabrication. Enfin, les Maures ont introduit la distillation en Europe à partir de l’Espagne, qu’ils ont occupée pendant des siècles.

« En 1130, on a retrouvé des traces d’un premier procédé de distillation médicinale en Europe. On produisait un désinfectant à base d’alcool. Puis, 146 ans plus tard, on a retrouvé un document qui rapporte le premier whisky servi de l’histoire, à Bushmills, en Irlande. On aurait distribué l’eau-de-vie à des soldats pour leur donner du courage. Mais, il faut bien le reconnaître, Écossais et Irlandais se disputent la paternité du whisky depuis des siècles », rapporte Julien Bourret-Forest, le conférencier derrière L’Homme qui parle whisky. Ce dernier donne une conférence-dégustation ce dimanche à 16 h, à Bootlegger, L’Authentique.

Une passion

M. Bourret-Forest vit une véritable passion pour la vénérable eau-de-vie. Car vénérable est un terme mérité : « C’est l’alcool le plus compliqué à fabriquer. Tous les alcools forts sont distillés, mais le whisky comporte plusieurs étapes complexes dont, notamment, celle du vieillissement en fût de chêne plus ou moins longue, selon le procédé et la contrée où est produit le whisky.

Le procédé de fabrication, qui fait appel à différentes sortes de céréales, toujours selon le pays et la recette, permet toute une palette de goûts, aussi diversifiés que sophistiqués : « Certains sont très puissants, d’autres plus légers, fumés, floraux, fruités, reprend M. Bourret-Forest. Certains whiskys vont être vieillis pendant deux ans, d’autres trois, sept ou même 15 ans, dans des fûts neufs ou qui ont déjà vieilli d’autres whiskys. »

L’Écosse et l’Irlande produisent plusieurs « blended whiskys », fruit d’assemblages, où le malt et le grain prédominent, selon la marque et la région. Les whiskys de malt sont habituellement plus forts que ceux de grains (blé, maïs, avoine, seigle). Les whiskys écossais se nomment Scotch, une bonne part des canadiens, Rye, les américains du Kentucky et Tennessee, Bourbon. Les ryes se composent de seigle à 50 % au minimum . « C’est une céréale fort goûteuse, qui donne une boisson très épicée, avec des notes de cannelle, de muscade et de café. Le bourbon, lui, comporte aussi du seigle, mais surtout du maïs, à 50 % ou plus. Le goût se distingue fortement », explique Julien Bourret-Forest.

Lors de sa présentation de dimanche, le conférencier servira un RedBreast 12 ans, un Knob Creek Single Barrel, un Nikka Taketsuru, un GlenDronach 15 ans Revival et un Lagadulin 16 ans. « Nous allons démontrer les différences selon les produits et les pays », dit-il. De fait, outre l’Écosse et l’Irlande, l’Inde est un gros producteur de whiskys à l’échelle mondiale, de même que le Japon et, évidemment, les États-Unis. Autres pays reconnus pour leurs whiskys : la Belgique, la France, l’Australie et l’Afrique du Sud. Le Canada, de son côté, a une riche histoire, car il a beaucoup alimenté le marché américain durant la prohibition. Ses ryes, produits dans l’Ouest canadien ou à Montréal, occupent une place à part dans la mythologie mondiale de cette eau-de-vie qui n’a rien d’ordinaire.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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