Publicité

Le Livart, centre d’art actuel dans un ancien presbytère

Culture
Les murs blancs du Livart durant son lancement (photo : Nick Rey)
Les murs blancs du Livart durant son lancement (photo : Nick Rey)

Un nouveau centre d’art vient d’ouvrir ses portes sur la rue Saint-Denis. Situé dans l’ancien presbytère de l’Église Saint-Jude, le Livart éblouit littéralement lorsqu’on franchit ses portes. À la fois galerie, centre d’artistes et école d’art, l’organisme propose aussi un service de location de salle; le Livart est un espace où art et affaires se mélangent.

Réactualiser le patrimoine

Le Sanctuaire du Rosaire et de Saint-Jude doit son salut à l’acharnement de ses deux fondateurs : Cindy Tessier‑Trudeau et Marc O’Brien-Miro. Le bâtiment a été sauvé de la démolition en vue d’un projet immobilier par le couple qui a décidé d’en faire un centre polyvalent dédié à l’art actuel. « Nous l’avions acheté en 2009 sans savoir trop quoi en faire, raconte le co-fondateur. Nous avions pensé le vendre, puis un de nos amis artiste nous a convaincu de nous lancer dans l’aventure qu’est devenue le Livart. »

Il s’agit alors pour le couple de « moderniser le bâtiment sans faire d’intervention majeure » explique Cindy Tessier-Trudeau. Le premier étage, qui accueille les expositions, a été repeint complètement d’un blanc explosif « pour mettre en valeurs les œuvres » selon la co-fondatrice. Les chambres aux étages où vivait le personnel religieux sont maintenant transformées en ateliers d’artistes, occupés par une dizaine d’entre eux.

Bâtir une communauté autour d’artistes

Les artistes en résidence ne cachent pas leur satisfaction d’avoir accès à ce genre de lieu. Alix, artiste à mi-temps et résident du Livart dont les œuvres s’approchent de l’univers du bédéiste Enki Bilal témoigne : « Quand je suis ici, le temps n’existe pas. Dès que j’en ai l’occasion, je viens travailler ici. C’est très stimulant, je me sens comme un poisson dans l’eau. »

Denis Normand travaille chez SNC-Lavallin, et n’avait pas fait de peinture depuis 25 ans. Il dit « avoir sauté sur l’occasion » dès qu’il a entendu parlé de l’opportunité.

La mission du Livart est bien de constituer une communauté autour du centre. « Nous avons mis en place une école d’art et nous avons dans l’idée d’amener des camps de jour chez nous » détaille Cindy Tessier-Trudeau. Vernissages et visites de studios sont prévus très régulièrement afin d’amener le public directement dans le processus créatif.

L’artiste Johny Crap, fan de Star Wars, dans son studio installé au Livart (photo : Pierre de Montvalon)

tout en maintenant un plan d’affaire solide

Le financement est le nerf de la guerre pour nombres de centres d’art et autres organisations à but non lucratif. « Nous ne venons pas du milieu des arts » concède Marc O’Brien-Miro, qui est aussi directeur de développement et des ressources humaines chez GCQ, une entreprise de recouvrement.

Diversifier ses sources de revenus est un impératif pour ce genre d’organisme. L’expérience dans le milieu des affaires des deux fondateurs sera un atout pour le centre afin de pérenniser sa mission. « Il y avait un trou dans l’offre : peu d’endroits offraient un tel environnement avec une touche artistique » explique Cindy Tessier-Trudeau.

Les deux fondateurs ont délégué la gestion à une personne extérieure mais comptent bien s’y impliquer sérieusement. Restez à l’affût de leur page Facebook et leur site web pour les informations concernant les vernissages.

Vos commentaires
loading...