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Quel avenir pour Saint-Denis?

Économie
Le taux d’inoccupation des locaux commerciaux a chuté de près de 10 % sur Saint-Denis pour s’établir à 18 %, comparativement à 27 % en mars.
Le taux d’inoccupation des locaux commerciaux a chuté de près de 10 % sur Saint-Denis pour s’établir à 18 %, comparativement à 27 % en mars. (photo : Simon Van Viet)

Maintenant que les travaux majeurs sont terminés, tout reste à faire pour rétablir la réputation de la rue Saint-Denis comme destination commerciale.

« Il y a une évolution incroyable qui est en train de se produire », assure la directrice de la SDC Saint-Denis, Caroline Tessier.

Selon le dernier décompte réalisé par l’organisme au début octobre, plus de 300 commerces sont ouverts entre Sherbrooke et Gilford. Le taux d’inoccupation des locaux commerciaux a quant à lui chuté de près de 10 % depuis le printemps dernier pour s’établir à 18 %, comparativement à 27 % en mars.

Le chantier de la réputation de Saint-Denis

Le véritable défi pour relancer Saint-Denis sera vraisemblablement de faire contrepoids au discours négatif véhiculé dans les médias, comme les propos tenus par Alain Gravel au micro de la première chaîne de Radio-Canada la semaine dernière à l’effet qu’il « n’y a plus de commerces » sur Saint-Denis.

« M. Gravel ne saisit certainement pas que, en répétant cette assertion (fausse) à chaque occasion, il nuit probablement aux commerces bien ouverts presque autant que les travaux ne l’ont fait », a réagi la conseillère d’arrondissement Marianne Giguère sur sa page Facebook.

Même son de cloche du côté de Caroline Tessier qui a exprimé « une grande déception » par rapport au fait qu’un journaliste renommé colporte de telles rumeurs sans fondement sur sa tribune publique.

Les travaux finis, et après?

« On a refait Saint-Denis exactement comme elle était auparavant », souligne la chroniqueuse de La Presse Suzanne Colpron qui résume ainsi la principale critique adressée à l’administration montréalaise dans le dossier des travaux sur Saint-Denis.

« Je ne crois pas qu’il fallait réorganiser la rue », opine le commerçant Charles Abitbol. Selon lui, il faut surtout travailler à l’allègement du fardeau fiscal des commerçants affectés par des chantiers.

Aux yeux de plusieurs spécialistes, la consultation annoncée par la Ville de Montréal sur l’avenir de Saint-Denis arrive un peu trop tard.

« Tout ça aurait dû être coordonné depuis bien longtemps », estime pour sa part la conseillère d’arrondissement du Mile-End et critique de l’opposition officielle en matière de rues commerciales, Marie Plourde.

Chose certaine, la directrice de la SDC Saint-Denis espère maintenant tourner la page rapidement sur les travaux pour ne pas devenir « un deuxième Saint-Laurent ».

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