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Ébullition à la libraire Le Port de tête

Culture
(crédit : Monick Lanza Photographe)
(crédit : Monick Lanza Photographe)

La librairie Le Port de tête s’est remplie pour le lancement de Dolce Vita, un roman de Juan Joseph Ollu publié chez Annika Parance Éditeur. Une occasion de constater l’ébullition du marché du livre.

Une fête de l’Amour

C’est une soixantaine de personnes qui sont venues se serrer dans la petite libraire Le Port de Tête sur l’avenue du Mont-Royal pour y rencontrer l’auteur, Juan Joseph Ollu, et assister à la lecture par deux comédiens d’un extrait de son premier roman, Dolce Vita.

« L’artiste-écrivain », tel qu’il se définit, aborde dans son livre la découverte du sentiment amoureux.  Le héros ne se refuse aucun plaisir, et dans un tourbillon de fêtes, d’alcool, de drogues et de conquêtes féminines, découvre à travers un autre homme ce sentiment nouveau. L’auteur a choisi comme théâtre le milieu lycéen du XVIème arrondissement de Paris, pour rappeler « l’univers quelque fois en vase clos de sa scolarité au Collège Stanislas à Montréal. »

Dolce Vita est le deuxième livre de l’auteur et dans lequel le lecteur retrouve quelques éléments développés dans son premier livre, Un Balcon à Cannes, recueil de nouvelles paru en 2012. « C’est la naissance de tout un univers romanesque à laquelle on assiste » annonce l’éditrice Annika Parance. L’artiste-écrivain, récipiendaire d’une bourse de la relève en littérature du Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ), est en train d’écrire son troisième livre dans lequel le lecteur retrouvera certains personnages de Dolce Vita.

L’éditrice Annika Parance et Juan Joseph Ollu (crédit : Monick Lanza Photographe)

Trop de livres?

Le lancement de Dolce Vita était le dernier organisé à la librairie avant les fêtes. « Nous en accueillons entre 130 et 140 par années, et jusqu’à 3 ou 4 par semaines durant le printemps », explique Shawn, libraire au Port de Tête. De quoi faire tourner la tête. « Selon moi, il se publie trop de livres au Québec, explique Annika Parance. Ce qui est difficile étant donné que les librairies ont peu d’espace pour les exposer, de sorte qu’on joue un peu parfois des coudes. »

Ébullition du monde de l’édition que viennent corroborer les chiffres. Selon les statistiques de l’édition au Québec en 2014 compilées par Bibliothèques et archives nationales du Québec, le nombre de titres publiés dans la catégorie « roman » est passé de 635 en 2005 à 1107 titres publiés en 2014, soit une augmentation de 75%. Le nombre de librairies, lui, n’a pas évolué de telle sorte. Au contraire, entre 2001 et 2013, c’est une perte nette de 20 librairies qu’il y aurait à travers le Québec, selon une étude de l’Association des Libraires du Québec, compilée par la Fondation Littéraire Fleur de Lys.

Alors que le nombre de tirages est relativement stable depuis plusieurs années, Annika Parance pense qu’il faut « réduire le nombre de tirages d’au moins un quart ».


Quelques données sur l’édition au Québec :

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(source : BANQ)

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(source : BANQ)

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