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Give-a-Seat: une jeune pousse techno

Économie
Give-a-Seat recycle les billets de spectacle invendus pour les revendre à rabais auprès du grand public. La plus grande part des profits sont reversés à une oeuvre de charité. Théo Corboliou et Guillaume Campeau ont installé leur entreprise dans la Maison Notman. (Photo: courtoisie)
Give-a-Seat recycle les billets de spectacle invendus pour les revendre à rabais auprès du grand public. La plus grande part des profits sont reversés à une oeuvre de charité. Théo Corboliou et Guillaume Campeau ont installé leur entreprise dans la Maison Notman. (Photo: courtoisie)

L’incubateur d’entreprises de la Maison Notman, située rue Sherbrooke, dans le Plateau, regorge de jeunes entreprises technos prometteuses. Comme Give-a-Seat.

La PME, qui n’a pas un an d’existence, recycle les billets de spectacle invendus pour les revendre à rabais auprès du grand public. Sa particularité : la plus grande part des profits sont reversés à une œuvre de charité.

Guillaume Campeau a fondé Give-a-Seat.ca avec son pote étudiant à HEC Montréal, Théo Corboliou. Ils ont peaufiné leur concept à l’été 2015 alors qu’ils assistaient à des événements sportifs. « Dans un championnat de tennis, on a réalisé qu’il y avait beaucoup de sièges vides. Pas juste des invendus : de nombreux sièges étaient détenus par des commanditaires qui n’avaient pu les écouler. Or, des sièges vides, c’est pas très vendeur à la télé… On s’est dit qu’il y avait une opportunité d’affaires autour de ces places gaspillées. »

Rapidement, le duo en arrive à un concept où ils récupèrent, auprès des promoteurs d’événements, leurs billets invendus pour les écouler au rabais et remettre la plus grande partie des profits à des organismes de charité. Mieux : ils demandent au promoteur de l’événement de désigner l’organisme bénéficiaire. L’acheteur du billet, lui, bénéficie d’un rabais tout en participant à une bonne cause.

« On démocratise ainsi les événements culturels et sportifs tout en créant une nouvelle source de revenus pour les OSBL », reprend M. Campeau.

Les deux entrepreneurs en devenir développent leur modèle d’affaires durant leur dernière année au baccalauréat, alors qu’ils sont inscrits à la spécialisation en entrepreneuriat. Ils effectuent d’ailleurs le Parcours entrepreneurial Rémi Marcoux, un programme de formation pratique en entrepreneuriat livré par HEC Montréal, qui permet aux étudiants de mousser leurs compétences et de se développer un réseau de contacts. Ce programme de préaccélération en entrepreneuriat leur permet de faire leurs premiers pas dans le merveilleux monde des affaires : « Nous avons rencontré plusieurs entrepreneurs connus, dont Robert Dutton, l’ancien président de Rona, qui fut le parrain de notre cohorte. Aujourd’hui, il siège au conseil consultatif de Give-a-Seat, tout comme l’entrepreneur et conférencier Jean-François Ouellet. »

Depuis septembre, les jeunes entrepreneurs travaillent à plein temps pour leur entreprise. Ils ont déjà quelques faits d’armes à leur actif. Ils ont convaincu des organisations comme Juste pour Rire et La Ronde de leur confier leurs invendus, tout comme le centre de ski La Réserve de Saint-Donat. Ils ont remporté le concours Mouvement de l’organisme Novae et installé leur entreprise dans le très branché incubateur de la Maison Notman.

« En quelques mois, nous avons généré pour plus de 7000 $ en dons pour divers organismes, dont Moisson Montréal et la Fondation Martin Matte. Il nous faut maintenant aller beaucoup plus loin, explique Guillaume Campeau. On doit convaincre de nouveaux promoteurs de faire confiance en notre formule, pour que de plus en plus de gens la connaissent. C’est un peu l’œuf ou la poule. »

« On se donne deux ans pour essaimer dans toutes les grandes villes d’Amérique du Nord. Car la problématique des billets invendus affecte tous les promoteurs d’événements, où qu’ils soient », conclut Guillaume Campeau.

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