Publicité

«Le jazz, c’est la la liberté.» – Antoine Brillant

Culture, Commandité
Pour Antoine Brillant, le jazz c'est la liberté dans la contrainte. Mais aussi une grande libération pour les musiciens et le public. (Photo: courtoisie)
Pour Antoine Brillant, le jazz c’est la liberté dans la contrainte. Mais aussi une grande libération pour les musiciens et le public. (Photo: courtoisie)

Antoine Brillant est saxophoniste. Il a formé un trio de jazz qui se produit souvent au Bootlegger, L’Authentique. Pour lui, le jazz, « c’est la liberté dans la musique. »

Élevé sur la route, entre la France et l’Australie, le musicien a posé ses valises à Montréal. Pour lui, le jazz est une musique formidable, qui demande beaucoup de travail.

« Car si le jazz, c’est la liberté, il se joue aussi dans la contrainte et la discipline, explique-t-il. Ce n’est pas juste une question de virtuosité. Quand ils jouent, les jazzmen racontent une histoire. Ils partent d’une mélodie et se lancent dans l’improvisation. Mais ils retournent sur leurs pattes. Ce sont des musiciens complets, qui ont un sens du rythme qu’on ne retrouve pas nécessairement dans tous les autres genres musicaux. »

D’où vient le jazz?

Le jazz vient d’Afrique. Il s’inspire des chants des esclaves afro-américains, qui ont créé cette musique en s’inspirant de plusieurs autres styles. « Le jazz, c’est du rythme africain avec une harmonie classique. C’est un amalgame intéressant pour un musicien. Le jazz puise à toutes les cultures et à tous les styles; il est teinté de toutes les ethnies, toutes les cultures, et par l’éducation des musiciens et compositeurs de jazz. »

« Ce n’est pas surprenant que le jazz soit issu de la musique noire et des esclaves. Car si leur corps ne leur appartenait plus, ils avaient quand même le contrôle de leur âme. D’un point de vue historique, le jazz, c’est la liberté dans la contrainte. Le contexte est différent, de nos jours, bien sûr. Mais, d’une certaine façon, nous sommes désormais esclaves de la société de consommation. Dans ce contexte, le jazz est une libération, un grand partage entre jazzmen et avec le public. »

Le jazz est-il une musique cérébrale? « Absolument pas, même si, parfois, en apparence, c’est le cas, reprend M. Brillant. Moi, je n’aime pas trop quand c’est intellectuel. Je joue sans partition. Le jazz, pour moi, c’est viscéral, organique. »

« Les musiciens de jazz apprennent en écoutant ce que les autres jazzmen ont accompli avec les années, ajoute-t-il. Le style se renouvelle sans cesse et les jeunes musiciens de jazz apportent toutes sortes d’influences nouvelles. Je ne vois pas le jazz s’éteindre comme une langue ancienne. Au contraire, il évolue sans arrêt. »

Plutôt funky

Le trio de M. Brillant en est un bon exemple. Entouré du claviériste François Marceau, qui donne surtout un orgue Hammond très funky, et du batteur Olivier Fleury, aux influences hip-hop évidentes, il revisite les standards issus surtout de la période Kinbd of Blue de Miles Davis jusqu’aux œuvres de Joshua Redmond, entre autres.

« On essaie de ne pas trop massacrer les classiques, dit-il en riant. On part de la mélodie, mais, rapidement, on se laisse aller dans des impros souvent très funk. Avec nous, ça brasse… parfois pas mal », conclut-il en riant.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
Vos commentaires
loading...