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Rien ne va plus à Radio Centre-Ville

Culture
La station avait fait le pari d'hypothéquer son immeuble, situé sur le boulevard Saint-Laurent, pour financer la construction du centre interculturel l'Auditoire, inauguré l'an dernier.
La station avait fait le pari d’hypothéquer son immeuble, situé sur le boulevard Saint-Laurent, pour financer la construction du centre interculturel l’Auditoire, inauguré l’an dernier. (photo d’archives : Simon Van Vliet)

Les membres et la direction sont à couteaux tirés et rien ne laisse pour l’instant présager une sortie de crise.

Des membres de la radio communautaire dénoncent la décision de la controversée direction intérimaire de refondre la grille de programmation pour vendre du temps d’antenne à des intérêts privés afin de renflouer les coffres de la station.

Un changement de cap qui ne passe pas

Après avoir occupé les locaux de la radio, il y a près d’un mois, en guise de protestation contre les changements unilatéraux imposés par la direction, les membres ont rejeté la nouvelle programmation proposée par la direction lors d’une assemblée générale spéciale tenue dimanche dernier.

« Ce n’est pas le même esprit que la radio communautaire », s’indigne Noé Arteaga, un membre de l’équipe hispanophone de Radio Centre-Ville, qui accuse la direction de vouloir instaurer « un modèle de radio plus commerciale » afin de sauver les meubles.

Rappelons que la station avait fait le pari d’hypothéquer son immeuble pour financer la construction du centre interculturel l’Auditoire, inauguré l’an dernier, un projet qui devait permettre à Radio Centre-Ville de se remettre à flot.

Dialogue de sourds?

Selon les chiffres avancés par le directeur général par intérim de la radio, Wanex Lalanne Zéphyr, la station a aujourd’hui des créances de près de 430 000 $ à rembourser. Dans un courriel daté du 4 décembre dont Pamplemousse.ca a obtenu copie, M. Lalanne explique que la décision de vendre pour environ 100 000 $ d’heures de temps d’antenne fait partie d’un « plan de redressement » qui ne peut être remis en question.

Le conseil d’administration a refusé de prendre acte du rejet de la nouvelle grille de programmation et a proposé la formation d’un « comité de solution de crise ».

« Si les membres de la radio ne trouvent pas que changer la programmation soit la meilleure solution pour sortir de la crise, c’est qu’il faut chercher une solution alternative ou ouvrir la possibilité pour que d’autres personnes (qui peut-être compteront, elles, avec l’appui de l’assemblée des membres) puissent trouver une autre solution », a répondu par courriel Javiera Araya, animatrice de l’émission Noches del trabajo, qui demande à la direction de faire le point en assemblée générale avant la fin de l’année.

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