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Des augmentations salées pour les locataires de la CSDM

Éducation, Immobilier
Les Centres de la petite enfance seront particulièrement touchés par les augmentations de loyer de la CSDM. Le CPE Le Trotteur, épargné cette année, anticipe une augmentation de 50 000 $ de son loyer en 2018.
Les Centres de la petite enfance seront particulièrement touchés par les augmentations de loyer de la CSDM. Le CPE Le Trotteur, épargné cette année, anticipe une augmentation de 50 000 $ de son loyer en 2018. (photo : archives Simon Van Vliet)

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal doit se prononcer mercredi sur des ajustements aux baux dans ses locaux excédentaires.

Sur le Plateau, une demi-douzaine de locataires pourraient faire face à des majorations importantes de leurs loyers.

Selon un rapport dont Pamplemousse.ca a obtenu copie, la CSDM doit approuver ce soir des augmentations des tarifs au pied carré pour les différentes catégories de locataires, auxquelles s’ajoutera, dans le cas des bâtiments multilocataires, une majoration de 25 % du piétage facturé.

Une explosion des loyers en vue

Calculées sur la base des normes de mesure BOMA, ces augmentations représentent entre 1 000 et 8 000 $ pour l’année 2017-2018 pour trois organismes qui louent des locaux dans l’ancienne résidence Saint-Jean-Baptiste située au 4245, Laval. L’Association des haltes-garderies communautaires du Québec (AHGCQ), le Groupe ressource du Plateau Mont-Royal, le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes.

En entrevue au Devoir, plus tôt cette semaine la directrice du RQASF, dont la situation financière est déjà précaire, a expliqué que l’organisme qui travaille depuis 20 ans en promotion de la santé des femmes ne pourra pas faire face à l’augmentation prévue.

Les CPE, monnaie d’échange pour la CSDM?

Considérés au même titre que les entreprises privées et les organismes institutionnels dans la grille tarifaire de la CSDM, les CPE qui louent des locaux à la CSDM verront leur tarif majoré à 15 $ du pied carré. Pour le Centre de la petite enfance Soleil du Quartier qui occupe près de 9000 pieds carrés dans l’édifice situé au 1130, St-Joseph Est, cela représente une augmentation de plus de 30 000 $ pour l’exercice 2017-2018.

« Ça fait mal », affirme  la directrice du CPE, France Cantin, qui souligne qu’avec les compressions budgétaires des dernières années, il ne reste plus de marge de manoeuvre pour absorber une telle hausse de coûts.

« Pourquoi les CPE sont au top des échelles? », s’interroge pour sa part le directeur du CPE Alexis le trotteur, Guy Arsenault. Épargné par la hausse cette année, son bail dans les locaux de l’ancienne École Luke-Callaghan venant à échéance en 2018, le directeur du CPE anticipe une augmentation de 50 000 $ l’an prochain.

« Ces augmentations démesurées vont acculer des dizaines de CPE locataires des immeubles excédentaires de la CSDM au pied du mur et les obliger à fermer boutique », s’insurge le député de Mercier, Amir Khadir, qui fait valoir que « les augmentations demandées par la CSDM dépassent largement les budgets accordés par le Ministère de la Famille pour acquitter les frais de loyer ».

« Il faut que les deux ministères se parlent », plaide Guy Arsenault qui fustige la CSDM qui « met de la pression » sur le ministère de l’Éducation en prenant en otage les locataires de ses bâtiments excédentaires, dont les CPE et les organismes communautaires.

Le commissaire scolaire du Plateau Mile-End, Ben Valkenburg, n’avait pas retourné notre demande d’entrevue au moment de publier.

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