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Le Groupe Intervention Vidéo et ses réalisatrices engagées

Culture
(photo : gracieuseté)
(photo : gracieuseté)

Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, Pamplemousse.ca présente un organisme du Plateau qui participe à la lutte pour les droits de la femme : le Groupe Intervention Vidéo et ses réalisatrices.

Au centre de son action : la vidéo, considérée dès les débuts du centre comme un outil social. Crée durant les mouvements socialistes et nationalistes des années 1970, le centre est alors au cœur des luttes sociales de la société québécoise de l’époque. « Nous étions dans une perspective où la vidéo pouvait changer les choses, raconte Anne Golden, directrice artistique du GIV. Elle pouvait participer au combat pour l’égalité homme/femme et aux mouvements populaires et ouvriers. »

Depuis sa création, le Groupe Intervention Vidéo (GIV) se consacre à la production, à la diffusion et à la distribution d’œuvres audiovisuelles de réalisatrices et d’artistes de Montréal.

L’accessibilité et la facilité d’utilisation de la caméra permettent à ces femmes réalisatrices une expression audiovisuelle. « Jusqu’à récemment, le cinéma était un monde d’hommes dans lequel peu de femmes se tenaient derrière la caméra, raconte-t-elle. La vidéo, au contraire, permet une expression artistique immédiate, peu dispendieuse et facile à réaliser. »

Cette inégalité de genre est d’ailleurs un problème bien ancré dans le cinéma. Aux États-Unis, seulement 17 % des films de fiction sont réalisés par des femmes selon une étude de la New York Film Academy réalisée en 2014. En 2015 au Québec, sur les sept catégories de prix des Rendez-vous du Cinéma Québécois, seule une catégorie a vu son prix attribué à une femme.

Femmes et engagées

Le Groupe Intervention Vidéo joue aujourd’hui un rôle majeur dans la promotion et la diffusion d’artistes et de réalisatrices à Montréal. Les œuvres restent pour la plupart très engagées et abordent des thèmes comme le mouvement lesbien de la fin du XXe siècle, la maternité, la perception du rôle de la femme dans la société et la sexualité.

Parmi ces sujets, la question de la pression sociale autour de l’apparence du corps féminin occupe une place prépondérante. « Les performances autour du corps de la femme étaient très en vogue dans les années 1980 par exemple, explique Anne Golden. Aujourd’hui, on voit ces thèmes ressurgir. Les jeunes réalisatrices se l’approprient. »

Présentement, le GIV offre un catalogue de plus de 1400 œuvres réalisées par 340 femmes. Le travail audiovisuel présenté regroupe des documentaires, des œuvres expérimentales ou de l’animation. Les œuvres sont diffusées dans des festivals, des galeries et des musées, tant au niveau national qu’international.

Actif dans sa communauté

Le centre est actif à Montréal et sur le Plateau Mont-Royal pour promouvoir les œuvres de ses réalisatrices. Chaque année, le GIV présente ses œuvres au parc La Fontaine et à la maison de la Culture, et organise de nombreuses activités dans ses locaux.

Par ailleurs, la Maison de la Culture du Plateau accueille le mardi 28 mars les réalisatrices du GIV. Le centre présente sa série « TOPOVIDÉOGRAPHIES » jeudi 9 mars dans lequel une réalisatrice et commissaire présente des œuvres ramenées de Chine.

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