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Primeur : l’appel à l’aide du Livart

Culture, Immobilier
Le couple qui a acheté un duplex adjacent au Livart se plaint à répétition depuis l'ouverture de nuisances liées aux usages événementiels accessoires à la galerie d'art.

Aux prises avec un problème de voisinage, le centre d’art contemporain le Livart lance un appel à l’aide.

Une pétition pour sauver le Livart a été mise en ligne aujourd’hui (mardi 28 mars) sur le site Change.org.

Un usage accessoire contesté, mais nécessaire

Les problèmes ont commencé l’été dernier pendant les travaux de rénovation qui ont mené à la conversion du presbytère et du couvent Saint-Jude sur Saint-Denis en centre culturel, lorsque l’un des duplex adjacents a été acheté par un couple qui se plaint, à répétition, depuis l’ouverture du Livart de nuisances liées aux usages événementiels accessoires à la galerie d’art et qui a entamé des procédures judiciaires afin d’y faire interdire la tenue d’événements.

Ces activités, quoique complémentaires à la mission, sont essentielles à la survie de l’organisme, plaide la fondatrice du Livart, Cindy Tessier Trudeau. « Sans les événements, on ne peut même pas payer les employés. Toutes les galeries d’art à Montréal font ça », soupire-t-elle en soulignant qu’elle n’a reçu aucun avis ni constat d’infraction de la part de la police ou des services de l’arrondissement, malgré les plaintes répétées des voisins immédiats de la galerie, David Goodfellow et Andrea Roy, qui ont par ailleurs déposé une demande d’injonction contre le Livart.

L’arrondissement pris à partie

Présente lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, Andrea Roy s’est d’ailleurs réjouie de voir l’arrondissement retirer de son projet de règlement omnibus les dispositions qui prévoyaient conférer formellement le droit d’usage comme lieu de réunion en sous-sol à tous les lieux de cultes du Plateau, qu’ils soient ou non exploités par des communautés religieuses.

« C’est formidable », avait-elle confié à Pamplemousse.ca suite au conseil.

« On a été forcé de reculer à cause d’un litige privé », déplore pour sa part la conseillère d’arrondissement Christine Gosselin, qui souligne que le Livart représente un « fantastique projet » qui représente « un exemple intéressant de reconversion ».

« Depuis l’ouverture du centre le 20 octobre 2016, le Livart a su devenir un pilier actif de la culture montréalaise comme en témoigne les nombreux partenariats établis avec notamment : Culture Montréal, Mécènes pour l’art, la Biennale de Montréal, Massivart, la société de développement commercial de la rue St-Denis », fait valoir la pétition qui avait déjà reçu plus de 120 appuis une heure à peine après sa mise en ligne.

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