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Du salon de thé au bar à Chaï

Économie
Ancien gérant de la réputé maison de thé Camellia Sinensis, établie dans le Quartier Latin depuis 1998, Gabriel Svaldi s'est associé à le fondateur de Camellia Sinensis, Hugo Américi pour créer le Bristol Chaï.
Ancien gérant de la réputé maison de thé Camellia Sinensis, établie dans le Quartier Latin depuis 1998, Gabriel Svaldi s’est associé à le fondateur de Camellia Sinensis, Hugo Américi pour créer le Bristol Chaï. (photo de courtoisie)

Oubliez l’ambiance zen du salon de thé, où l’on parle à voix basse et où la technologie n’a pas sa place. Bienvenue au premier bar à Chaï de Montréal!

« On essaie de sortir le Chaï de son moule à thé », explique Gabriel Svaldi, fondateur du Bristol Chaï qui ouvrira ses portes sur Prince-Arthur le 15 mai.

C’est que la Chaï, aussi connu sous le nom de Masala chai ou thé Masala, n’est pas un thé comme les autres. Généralement préparé par décoction plutôt que par infusion, le Chaï est habituellement bouilli dans du lait plutôt que dans de l’eau et est assaisonné d’un mélange d’épices dont le goût est rehaussé par du sucre.

Ancien gérant de la réputée maison de thé Camellia Sinensis, établie dans le Quartier Latin depuis 1998, Gabriel Svaldi s’est associé aux fondateurs de Camellia Sinensis, Hugo Américi, François Marchand, Jasmin Desharnais et Kevin Gascoyne, pour créer le Bristol Chaï qui offrira une ambiance plus proche de celle d’un bar que de celle d’un salon de thé.

Un succès de sociofinancement

Le démarrage du projet, qui a germé pendant son congé de paternité, a été accéléré par une campagne de sociofinancement plus que réussie. Lancée sur la plateforme Ulule à la fin mars, le projet a atteint son objectif de 10 000 $ en à peine 20 jours.

Il s’agit là d’un succès remarquable, d’autant plus qu’une récente analyse menée par Radio-Canada montre qu’à peine 20 % des campagnes de sociofinancement dans le secteur de l’alimentation atteignent leur objectif. Ce taux de réussite est similaire à celui des projets de technologies, dont certains comme Smart Halo font figure d’exceptions par leur succès surprise.

« Je me suis beaucoup informé », explique l’entrepreneur qui souligne avoir fixé un objectif modeste qu’il estimait réaliste. Les données analysées par Radio-Canada confirment que les projets aux objectifs modestes ont le plus haut taux de succès et que le montant moyen des contributions pour les projets en alimentation est de 101 $.

L’appui du Camellia Sinensis, qui compte près de 20 000 abonnés sur sa page Facebook, a été déterminant dans le succès de la campagne qui se poursuit encore pendant environ trois semaines, souligne Gabriel Svaldi.

Une fois les frais payés et les contreparties offertes aux donateurs déduites, environ 35 % des sommes qui seront récoltées reviendront dans les coffres du Bristol Chaï. « La campagne de sociofinancement va nous permettre de dépenser là où le Chaï nécessite vraiment la qualité », indique le fondateur.

Les sommes amassées jusqu’à présent permettront notamment à l’entreprise de faire l’acquisition de marmites à induction pour la cuisson du chai.

Voilà donc que le Plateau, qui figure déjà en bonne place sur la liste des salons de thé recommandés par des spécialistes de la gastronomie comme Élise Tastet, comptera bientôt une nouvelle destination de thé.

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