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Du seconde main au bout des doigts

Économie
Kévin Pérard et Aurélie Saiz ont lancé, début mai, l’application mobile de Nelinelo. (Photo: Veronica Orrù)

Le réseau social Nelinelo, qui se spécialise dans les petites annonces de seconde main, a lancé début mai une application mobile gratuite pour les particuliers. Rencontre avec deux jeunes entrepreneurs qui tiennent à bout de bras ce projet novateur.

Nelinelo, c’est le mariage des expressions « méli-mélo » et « new life, new love ». Parce que l’application permet de vendre ou d’acheter des objets essentiellement usagés qui bénéficieront d’une nouvelle vie et d’un amour tout neuf! Suffit de télécharger l’application sur votre téléphone intelligent. Il est également possible de s’inscrire via son profil Facebook.

L’utilisateur doit ensuite se créer un profil à partir duquel il aura accès à un fil d’activités se déroulant près de chez lui, grâce à des annonces géolocalisées. Pour établir leur réseau de contacts, les membres doivent s’abonner les uns aux autres. En s’inscrivant, les nouveaux utilisateurs reçoivent des suggestions d’abonnement aux membres habitant leur quartier.

Pour vendre un veston ou un canapé, on crée une annonce. Pour dégoter un lit ou un micro-ondes, on débute une recherche avec les mots-clés appropriés. L’application permet aussi aux utilisateurs de concevoir des événements de type ventes de garage, toujours géolocalisés, et publiés en mode public ou privé.

La sécurité avant tout

Pour se distinguer de ses compétiteurs, Nelinelo mise notamment sur l’aspect sécuritaire de son application. « Le but étant de créer une communauté locale de confiance, où il est simple de vendre, acheter et de connecter autour de soi », commente Aurélie Saiz, résidente du Plateau et responsable du marketing.

Plusieurs moyens ont ainsi été pris pour renforcer le climat de confiance entre les utilisateurs. « Lorsqu’on s’abonne à quelqu’un, on peut voir tout ce qu’il publie, commente ou aime, explique Kévin Pérard, créateur du concept et de l’application. Derrière chaque annonce, il y a un profil et une personne avec un nom complet, une date de naissance, etc. L’idée est d’amener un côté humain et social aux petites annonces pour éviter la fraude et les abus ».

Les membres disposent également d’une messagerie privée intégrée pour dialoguer sans avoir à échanger courriels ou téléphones personnels.

Autre moyen d’éloigner les indésirables : une fois la transaction terminée — ce qui se fait toujours dans un lieu physique et en main propre –  les gens ont la possibilité de mettre une note sur l’acheteur ou le vendeur.

Créer une communauté

L’idée de Nelinelo germe dans la tête de Kévin Pérard en 2010, lorsqu’il débarque à Montréal pour débuter ses études d’ingénieur à l’École Polytechnique de Montréal.

« Je ne connaissais personne. J’ai songé à mettre en place une plateforme destinée aux étudiants pour leur permettre de trouver des livres, des apparts, des objets de seconde main en bon état… », se souvient le jeune français de 26 ans. Avec les années, son idée a mûri, il en a discuté autour de lui, a acquis les compétences techniques et réalisé des études de marché.

« Le but est de faciliter la vie des gens, d’acheter et de vendre dans un environnement sécuritaire, et de renouveler l’expérience si on veut!, soutient Kévin Pérard. C’est un réseau social qui peut aussi tisser des liens d’amitié ».

Derrière ce projet pointe également un souci d’économie locale et durable. « Nelinelo permet de trouver ce qu’on cherche sans aller à l’autre bout de la ville et d’éviter d’acheter toujours du neuf, de surconsommer », avance le jeune homme.

« La fonctionnalité de géolocalisation des annonces favorise les échanges de proximité », ajoute Aurélie Saiz.

Un service aux entreprises

Dès cet été, Nelinelo compte créer un profil pour les entreprises, permettant aux boutiques de seconde main montréalaises de proposer, par l’entremise de l’application, certains de leurs articles aux particuliers. « Cela permettra également aux habitants de découvrir de nouveaux endroits dans leurs alentours, via la fonctionnalité de géolocalisation », souligne Mme Saiz.

Les deux jeunes entrepreneurs, qui pour l’heure assument toutes les dépenses sans aucune rentrée d’argent, voient grand. Ça tombe bien, parce que l’application semble facilement exportable. « On a décidé de la promouvoir à Montréal, mais vous pouvez aller en France maintenant et l’utiliser sans problème… », assure Kévin Pérard.

Nelinelo compte, depuis son lancement le 6 mai dernier, quelque 130 membres.

Pour télécharger l’application, cliquez ici.

Pour contribuer au développement de Nelinelo par l’entremise de leur campagne de financement, par ici.

Pour les suivre sur Facebook, ici.

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