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La poésie (s’)éclate sur le Plateau

Culture, Vie de quartier
(photo : page Facebook de la Maison de la poésie de Montréal)

Jusqu’au 4 juin, le Festival de la poésie de Montréal propose de nombreuses activités poétiques. Mais, au-delà des lectures traditionnelles, place aux nouvelles formes de la poésie.

Depuis la première édition du festival, la poésie à Montréal a vécu de grands changements. En plus des lectures classiques dans lesquelles le poète déclame ses vers à un public assis, le festival met de l’avant de nouvelles formes d’expression poétique. La Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal accueille le 2 juin la Nuit (métal) de la poésie, un projet de la formation de poètes P.O.M.M.E et du groupe de métal Anonymus. D’autre part, le festival organise un rendez-vous de vidéopoésie. À la frontière entre le cinéma, la littérature et la vidéo d’art, les poètes utilisent image, son, voix et texte pour mettre en scène un poème.

Isabelle Courteau, poètesse et directrice générale et artistique de la Maison de la poésie de Montréal, à l’origine du festival, est à la fois surprise et émerveillée par cette évolution. «  C’est radicalement différent! Aujourd’hui, les poètes sont devenus les acteurs de leurs projets, explique-t-elle. Ils créent leurs propres contraintes, leur propre démarche. Et il n’y a rien de plus stimulant pour créer que d’avoir accès à un média, comme la vidéo, qui s’est démocratisé et ne coûte presque rien. » Les formes poétiques sont ainsi en train d’éclater. Twittérature et vidéopoèmes : les nouveaux médias sont un nouveau terrain de jeu pour les âmes poétiques.

Avec les années, Isabelle Courteau constate aussi une évolution dans les thèmes et les ressorts de la poésie présentée au Festival de la poésie de Montréal. « Il y a quelque chose qui a changé depuis plusieurs années : une façon de concevoir les choses, un ton et un registre. » Selon elle, cette tendance vient directement de l’influence de la poésie anglophone. « Il y a beaucoup plus d’humour par exemple. Le rire a trouvé sa place dans la poésie contemporaine québécoise, mêlant anecdotes et vie quotidienne », explique-t-elle.

À travers ces changements, c’est avant tout l’image du poète qui a changé. Selon la directrice de la Maison de la poésie de Montréal, le poète est d’une certaine manière descendu de sa tour d’ivoire. Habituellement, Isabelle Courteau devait mener de nombreuses démarches pour finaliser plusieurs aspects d’une performance, comme la musique ou l’éclairage. Depuis peu, les projets qu’elle reçoit sont plus structurés. « Les jeunes poètes sont très proactifs et impliqués dans leur processus de création. Ils sont conscients qu’ils doivent interpeller le lecteur/spectateur. Il n’attendent plus de gagner un prix et d’être publié! »

Le Festival de la poésie de Montréal propose de nombreuses activités sur le Plateau, dont le très couru Marché de la poésie du 1er au 4 juin, qui attire chaque année près de 5000 visiteurs. Et, entre autres :

Pour plus d’informations, consulter la programmation du festival sur le site de la Maison de la poésie de Montréal.

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